Le problème
Certains d’entre nous ont observé des pétarades (back firing en anglais) à la décélération (coupure des gaz). Certains apprécient ces explosions, d’autres moins. Le phénomène est bien connu sur ces moteurs, et est également présent sur les Transalp. Il n’est pas destructeur du moteur.
Il s’agit de l’explosion de gaz non enflammé dans le pot d’échappement. Dans ce cas le bruit est émis à l’échappement à la coupure des gaz.
Remédier au problème
N’utiliser que du super 95 (pas de 98)
Nettoyer ou changer les bougies (2 par cylindre),
Changer le filtre à air
Régler le ralenti à 1200 trs/min
Synchroniser et régler en richesse les 2 carburateurs
Vérifier que l’échappement est en état, que les chicanes existent toujours.
En fait, tous ces facteurs, cumulés ou non, concourent au phénomène de pétarade. Agir sur l’un peut suffire.
Régler la richesse
Visser ces 2 vis à fond en comptant le nombre de tours
Desserrer chaque vis :
(d’après la Revue Technique, le nombre de tours à desserrer varie selon les modèles)
2,00 tours pour le modèle J
2,25 tours pour les modèles K
2,50 tour pour les modèles M et P
1.25 tours pour les Deauville (à confirmer)
Explication sur la richesse :
(Merci Michel)
Pour qu’il y ait explosion dans de bonne conditions dans la chambre, il faut un pourcentage précis d’essence dans l’air.
Si trop d’essence: (on dit mélange trop riche) mauvaise combustion, dépôt de calamine, perte de puissance. L’essence non brûlée arrive dans le pot et s’y enflamme, ce qui provoque les « ploup » à l’intérieur
Si pas assez d’essence: difficulté de démarrage, mais surtout risque d’élévation de température de la culasse entraînant des risques d’autoallumage (l’explosion se fait avant l’étincelle de la bougie) d’où « plop » dans le carburateur.
Le carburateur ayant deux fonctionnements distincts, ralenti et accéléré, il y a deux réglages distincts.
Pour le ralenti ,il y a une vis sur le coté du carburateur. Mais parfois elle est caché par un capuchon,pour que l’on n’y accède pas car en bougeant le réglage de richesse on change le taux de CO2 rejeté. Si et seulement si c’est sûr qu’il faut régler o n resserre la vis à fond ,puis on desserre d’un nombre de tour préconisé par le constructeur (2 tour et demi pour ma NTV mais je ne sais pas pour les Deauville) sur les deux carburateurs. Après on peaufine soit avec un contrôleur de CO2 soit à l’oreille (délicat sur multicylindres).
Le réglage accéléré ne peut se faire qu’en changeant la taille des gicleurs, position de l’aiguille, donc ne se dérègle pas tout seul .Là souvent il faut aller chercher la cause ailleurs: prise d’air, fuite à l’échappement , filtre à air encrassé, niveau dans la cuve du carburateur.
La synchronisation
Il reste encore un réglage qui agit un peu comme un défaut de richesse :la synchronisation
Le câble d’accélérateur agissant sur deux carbus sur nos moto, il faut régler de façon à ce qu’ils accélèrent en même temps. Là, il faut un dépressiomètre. Ce réglage est à faire régulièrement, c’est celui qui bouge le plus.
A noter que pour le rodage, les moteurs soient réglés « riches ». Il est donc nécessaire de refaire un réglage après rodage.
Enfin, surtout pas d’affolement, de très nombreux moteurs pètent dans les décélérations sans gros désagrément.
Date : 20/08/2005
Auteur : inconnu
Ancien numéro : 041
