Hé bé Jean-Marie... t'as frôlé la correctionnelle, mais t'en tires avec un "rappel à l'ordre" comme le disent justement les forces de l'ordre...
Je ne pense pas trop m'avancer en disant que ce genre de mésaventure nous arrive - nous est arrivée ou nous arrivera - à tous. La pratique de la motocyclette reste dangereuse. Et à tous les instants.
C'est ce que je me dis [ou essaye de me dire] à chaque fois que j'enfourche mon deux-roues. Après, l'inattention nous guettent tous et c'est compliqué d'être tout le temps à 200% sur le qui-vive en ce qui te concerne en propre et à 500% en ce qui concerne les comportements des autres usagers de la route.
Je dirais que - heureusement - l'expérience, les réflexes automatiques, mais aussi parfois la chance, font que nous "passons pas loin" du drame.
Hier, de retour de balade, petite route de campagne à deux voies avec marquage au sol largement visible. S'annonce à +/- 100 mètres un virage à droite à 90°. Deux caisses (que j'avais déjà repérées dans le viseur de mon œil droit) arrivent sur l'autre voie, elles sont déjà dans la courbe. A leur sortie de virage, maintenant à environ une cinquantaine de mètres de moi, elles "mordent" d'environ 1 mètre ma portion de route. Je leur fait signe de la main gauche de s'écarter un peu... tu parles. Même à 80 km/h, 50 mètres ça va vite. Je n'ai pas le temps, ni de freiner ni d'aller chercher beaucoup d'espace sur ma droite, surtout que j'entame déjà le virage à ce moment-là. Du coup, le peu que j'ai pu gratté sur le côté gauche permet un croisement ric-rac. Sauf que ma trajectoire en sortie de virage n'est pas du tout, du tout, celle que j'attendais. Et que si je couche pas un peu la bête, nous allons dans le champs en face ! Va donc coucher une Gold, toi...

Je l'ai donc, comment dirais-je... "couchaillée" ? Allez, je l'ai donc couchaillée autant que possible pour éviter le tout-droit et la fenaison qui s'ensuivrait. RAAAAAAKKKK... a rétorqué rageusement le repose pied droit !!!

J'ai largement mordu la voie de gauche pour redresser la Didine, en évitant de cramer ma botte jusqu'au genou et, ouf là aussi plus de peur que de mal, nous revoilà sur la bonne partie de la chaussée !
Hier, mon SDS, c'était mon gamin, Isabelle nous suivant sur sa Vara. Il a pas l'habitude et ne s'est même pas rendu compte que nous venions de passer à un cheveu d'une sale affaire.
Et pour en terminer avec cette balade (désolé Jean-Marie d'avoir utilisé ton post), tout de suite derrière, cent mètres plus loin après avoir redressé, je croise une 205 sport rouge en pot libre dont le gars se croit sur une piste privée en roulant à 120. Devinez ce que le gars fait dans le même virage, à Isabelle qui nous suit ? Double embardée sur sa voie avec redressement in-extremis... Pfff... T'imagine, toi... deux bécanes d'une même famille, trois caisseux, un même virage et une embrouille identique au même moment ! Pourtant, juré-craché, on est prudents, et attentifs (et moi triplement quand j'ai mon SDS ou mon gamin), sur notre voie, à la vitesse légale.

Même sur un parcours qui ne nous est ni habituel, ni quotidien, le danger est là, tout le temps et à chaque instant.
Pour info : 90% des motard tués trouvent la mort sur une route sèche, en rase campagne... 