Retour de la balade à Boxer en mai 2010, avant Baraqueville, juste le temps d'enfiler la combarde, et ploc ploc ploc, des gouttes grosses comme des noisettes, des éclairs qui déchirent le ciel, et plus j'avançais, et plus la pluie se faisait drue. Cinq km plus loin, la route n'était déjà qu'un immense torrent, et le manque de visibilité contraignait les automobilistes à s'arrêter en vrac au bord de la route. Tous? non, sauf un, un irréductible Gaulois, que je remercie d'avoir continué, car, buée et flotte à l'intérieur, et à l'extérieur de la visière, faisaient que je n'y voyais strictement rien, et j'étais incapable de m'arrêter, ne voyant pas la limite route/fossé. Donc j'ai suivi les feux de la voiture salvatrice, (bien trop près, car à plus de 7 ou 8 mètres, ils n'étaient plus visibles) pendant plus de 40 km, à 70-80 à l'heure (bien trop vite aussi pour les conditions, mais je n'avais pas le choix). En arrivant à Villefranche de Rouèrgue, la pluie a cessé net, arrêt au sec pour sécher la visière;
Goofy, doit se rappeler aussi le retour de l' Hopital de Guadalajara vers Madrid, en suivant le taxi qui transportait Christian 33, et Tatine, pas tant pour la pluie, qui même si elle tombait dru, n'était pas le seul problème. Le pire, c'est que nous ne voulions pas perdre la trace du taxi qui était censé nous guider jusqu'à l'hôtel, et dans la nuit noire, sous des déluges, obligés de tracer bien trop vite au milieu des voitures et quelques fois entre des rangées de poids lourds qui roulaient comme des barjots, avec parfois 4 ou 6 voies dans les jonctions de rocades, des blocs de béton qui retrécissaient les voies sans signalisation, le tout avec un trafic de folie, c'était dément, et très limite, surtout si il avait fallu freiner sec, sans ABS.
Autre frayeur, le lendemain de Noël, lors d'une reco de balade à St Cirq Lapopie, en entrant dans un sous bois en montée sur une petite route très sinueuse du Lot, il avait neigé dans la semaine, et à cet endroit ombragé, elle n'avait non seulement pas fondu, mais était tassée et verglacée. Evidemment, le tout en sortie de virage, donc pas repérable d'avance, et surtout pas signalé. Comme la route était sympa, je n'arrivais pas en flemme et il a fallu jouer fin, pour prendre toutes les enfilades de virages à la corde pour garder la moto droite, pieds en guise de skis, et gaz coupés pour que la pente ralentisse au max la vitesse, car pas question de freiner bien sûr.
Heureusement qu'il n'y avait personne en face, sinon, plus de Tilt's.
Quelques heures après, à la nuit tombante, il a fallu y repasser et.........en descente abordée en 1° . Malgrè le -3°, j'avais très chaud sous le casque.
Malgrè ses situations, et bien d'autres aussi dantesques, pour moi, aucune galère sous la pluie, je suis heureux comme un poisson dans l'eau.
