des hommes ,mais aussi quelques femmes,
habillés de chemises ample , sous une veste et cape rouge ,portant pantalons et bottes ,
croisent le fer , avec agilité ,dextérité ,hargne et bravoure .
Plusieurs rangs de spectateurs les entourent,les encouragent ,les harranguent , les applaudissent .
On les contourne discrètement , et nous descendons de notre destrier ,bien à l'abri des regards.
Puis ,on s'approche .Il y a de grandes tables ,dont les pieds ont été remplacés par des barriques .
Il reste deux chaises ,que l'on s'approprie bien vite .
En attendant l'aubergiste , nous ne perdons pas une miette du combat ,qui a lieu sous nos yeux.
Quand la servante ,au demeurant fort avenante dans sa robe longue , s'approche pour prendre commande,
je lui demande dans un souffle:"où sommes nous ? "
et elle ,de reculer d'un demi-pas ,mais sans perdre son sourire amusé, nous détaillant de haut en bas ,
avec nos vestes noires et gilets jaunes ,que l'on ne voit pas dans ces contrées ,
de nous répondre enfin :
-mais ,nous sommes à Lupiac bien sûr ,le village natal de d'Artagnan .
Elle reviendra un peu plus tard ,avec du bon pain ,du jambon de pays ,et du Madiran.
La charmante ,curieuse de nature ,restera à faire causette un bon moment ,
avant que l'aubergiste ne vienne la chercher .
Le combat est terminé .Il ne reste que des clients ,qui ont fort soif.
Il sera temps pour nous de prendre congé , et comme par magie ,à peine sorti du village,
tout redeviendra normal.
Nous sortirons de la Gascogne ,direction les pyrénées ,
sans autre accointance ,avec un lointain passé.
NB Nous étions tellement captivé par le spectacle,
que nous n'avons songé à utiliser nos outils d'aujourd'hui pour prendre photos ,
qu'à la toute fin de celui-ci ....
