
Je suis assez d'accord avec toi (sauf "ON" a manifesté contre le mariage pour tous, exclus moi de cette bande de on, stp), mais on peut tolérer des fautes, y'a pas de quoi se formaliser !
Bien sûr que j'en fait, même pas honte ; le problème est que j'en fait
plus que que ma maman élevée dans un orphelinat catholique d'avant-guerre, titulaire du seul brevet élémentaire ; et
moins que mes enfants titulaires de diplômes du très supérieur, que je n'ai pas.
Si on admet que c'est normal, on va en arriver à la novlangue, puis on simplifiera pour les SMS, et enfin on reviendra aux grognements.
Et ce n'est pas tant contre la simplification orthographique que je râle mais contre :
- L'appauvrissement du vocabulaire : comment veux tu exprimer quoi que ce soit d'un peu complexe avec 600 mots ? Une idée, un sentiment qui ne soit basique ?
- La grammaire, la construction des phrases. Va te balader sur un forum de djeuns, vire les lol, mdr et autres kikoo et tu verras que seul le contexte permet de saisir le sens d'une phrase : prise telle que, isolée, elle est absconse.
Sur la lancée on peut rester dans le strictement utilitaire, le vendable sur le marché du travail : qu'est ce qu'on va perdre du temps avec l'histoire, la littérature ou la philo ? Ça sert à rien tout ça, une perte de temps bonne pour les rêveurs, si tu veux te contempler le nombril mon p'tit gars entraine toi à manger peu !
Pour rester sur le mode CMA, dans les archives de l'INA il y a beaucoup de micros trottoirs des 50s et 60s : le bougnat et la postière usent d'un langage qui aujourd'hui te cataloguerait cul pincé !
Bref, plutôt que de baisser indéfiniment la norme, je préférerais qu'elle soit stable et que nous tendions à nous rapprocher du parfait tout en le sachant inatteignable.
et pardon pour les fôtes, j'ai la flemme de relire ! :-D