De son autre main, elle effleure le contour de mes « précieuses » avec une tondeuse vibro-massante. Je suis zen.
Ecartez bien les cuisses, me susurre-t-elle. Ôh p'tain, la honte. Honte qui me fait sortir de ma léthargie et me rappelle que j'ai eu de meilleurs jours.
Effectivement, après un malaise cardiaque, je me trouve dans une unité de réanimation et l'on m'apprête pour un examen coronarographique.
Je dois vous préciser, chers Amis, que depuis quelques temps je traînais une fatigue qui s'amplifiait de jour en jour. Mon médecin, connaissant mes pondérations en matière de bouffe, alcool, tabac, m'avait prévenu qu'en prenant de l'âge, mon organisme fabriquait du cholestérol et qu'il était impératif de suivre, à présent, un traitement dit « de confort ».
J'ai pris ses conseils à la légère. Pardon, Angèlo.
Toujours est-il que, de par cette négligence suicidaire, me voilà dans ce box où tuyaux d'oxygène, de perf, tensiomètre + moult fils me reliant au cardio-scope me font ressembler à une marionnette.
Il doit être tard et malgré une étreinte thoracique, j'arrive à somnoler.
C'est le cardio-scope qui sonnera l'alerte dans la nuit. 1, 2 puis 3 infirmières se précipitent à mon chevet. On se croirait dans le feuilleton « URGENCES » avec un p'tit bémol : dans cet épisode l'urgence...C'est moi.
Euuuuhhh !!! Scusez, M'ssieurs / Dames. Pouce, POUCE !!!
Quand je disais que j'avais un physique à faire du cinéma...JE PLAISANTAIS.
Une froideur pas conventionnelle me glace et m'attire dans une spirale nébuleuse. Je lutte pour dicter à mon subconscient de se laisser...VIVRE.
J'entends que l'on demande au cardiologue de venir. Après ??? Alléluia.
Je me réveille au paradis car, un ange me tient la main. Monique est là près de moi. Accoutrée d'une blouse de réa, elle s'est encore arrangée pour être, à mes yeux, la plus belle. Elle m'informe, qu'après la résorption d'un caillot et la pose de cinq stents, tout doit aller bien mieux dans l'avenir.
Tout au long de mon séjour en soins surveillés, elle me transmettra vos messages d'amitiés et d'encouragements.
Intenses moments d'émotions dont je vous adresse 1.000 Mercis et que je n'oublierai jamais.
A vous revoir très bientôt.
Roy
