La soirée se déroula dans une taverne napolitaine, où nous pûmes nous gaver de quantité de tartes chaudes à la pomme d'or et au fromage, avec leurs chairs rôties et les herbes fortes de sauces compliquées.
Il nous fallut encore retenir l'ardeur de Ricou la Brute, qui tenait à passer la cabaretière au fil de l'épée.
Le relais de poste où nous passâmes la nuit suivante était voisin du campement d'un célèbre clan d'empoisonneurs écossais, les Mc Ronald. Campement dont les gueux s'échappaient en hurlant à toute heure de la nuit.
C'est donc les yeux bouffis que nous accueillîmes à l'aube la cavalerie bourguignonne, cavalerie rejointe par un équipage local chevauchant un frèle poulain de la race Vara.
Frèle mais vaillant lui aussi car il suivit le groupe pendant toute la journée, bien qu'à peine débourré.
