Ma remontée Grenoble-Paris avec ma nouvelle Deauville

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tilt_s
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Re: Ma remontée Grenoble-Paris avec ma nouvelle Deauville

Message par tilt_s »

Je te l'avais dit Florian. Après la rencontre avec un Moto Gtiste (et non des moindres en la personne de Wilfrid), rien n'est plus comme avant. Continue sur ton nuage.:coucou: :coucou: :coucou:
Merci Wil d'avoir fait honneur à l'esprit Moto Gt.:coucou:
Michel 69 ans
CB 350 1973 - Deauville 650 2001 - CTX 1300 2014- BMW GS Lc 2015 - Road-King 107 ci 2017 - Moto-Guzzi V85tt 2021
Peu importe d'où tu viens, l'important, c'est où tu vas
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Polo264
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Re: Ma remontée Grenoble-Paris avec ma nouvelle Deauville

Message par Polo264 »

Quand je te lis, j'ai l'impression d'être à tes côtés (pour la moto bien sur quant à la "patisserie", :confu: non merci je suis au "régime"!!!).
On sent vraiment de la passsion, vivement l'exposé de la 2eme étape puis peut être la 3eme ...:super:
Avoir refusé les routes de montagne à la premiére prise en main de la dôv était une sage résolution :oui: car son poids dans les épingles peut surprendre et en plus tu étais chargé, mais l'habitude viend vite et alors ...:cool:
Jean-paul, 63 ans, Diversion 600 puis NTV 700 rouge + Goldwing 1500 jade
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Nairolf
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Re: Ma remontée Grenoble-Paris avec ma nouvelle Deauville

Message par Nairolf »

Wilfrid m'a aussi parlé du forum, de son ambiance et de ses motards, le tout en termes élogieux. :-) Ca fait plaisir de voir un forum aussi vivant.
Mine de rien, on se sent moins seul (pour les débutants comme moi). Et puis c'est sur Moto-GT que j'ai obtenu un max d'informations concernant la Deauville, des infos, des conseils et les éventuelles soucis que j'allais pouvoir rencontré (si peu, c'est que du bonheur ! :clap:)

Dans la deuxième partie il y aura deux ou trois photos, un ou deux coup de gueule et un mystère botanique. Héhé.
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Cuistax
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Re: Ma remontée Grenoble-Paris avec ma nouvelle Deauville

Message par Cuistax »

Tu pourrais grouper les 2 parties de ton histoire dans un article : CREER UN ARTICLE
Cela assurerait sa pérennité et tu pourrais insérer plusieurs images. Dans le forum elle sera vite perdue dans la masse des dscussions.
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Nairolf
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Re: Ma remontée Grenoble-Paris avec ma nouvelle Deauville

Message par Nairolf »

Oui, si Jean-Christophe m'y autorise. C'était mon intention au départ, voyant plus ça comme un récit qui pourrait intéresser tous les débutants ou futurs GTristes. L'article que j'ai créé au départ a été déplacé ici. Nous verrons la forme que ça prendra au final tout ça, avec les photos. Un article ça semble bien. :-)
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Cuistax
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Re: Ma remontée Grenoble-Paris avec ma nouvelle Deauville

Message par Cuistax »

Nairolf a écrit :si Jean-Christophe m'y autorise
Pas besoin d'autorisation pour cela. Tu le ponds, et puis tu demandes la publication.
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Re: Ma remontée Grenoble-Paris avec ma nouvelle Deauville

Message par ac91220 »

J'ai également hâte de lire la suite, tu vas vraiment plaisir à lire tellement tu sembles heureux avec ta nouvelle monture.
J'étais également sur la route du retour le m^me jour que toi (de Toulon via une étape à St Etienne).
Heureusement pour nous, les conditions étaient idéales pour rouler en moto, pas de pluie et un peu frisquet.
Alain, 70 ans, Deauville 700 ABS 12/2008 83MKms, achetée en 01/10 2PR4
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Nairolf
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Re: Ma remontée Grenoble-Paris avec ma nouvelle Deauville

Message par Nairolf »

Partie 2 :

Wilfrid parti, j'étais livré à moi-même, pour la première fois seul avec la moto. Equipé de mon GPS, je me suis mis en route à destination de la maison de mes amis, première étape de cette remontée.
Il n'y avait que 7 kilomètres à parcourir, mais sur d'étroites routes de campagne et, surtout, de nuit. Une nouvelle expérience qui débutait !
En chemin j'ai pu abuser de la gâchette des feux de route. Très pratique. Je n'ai croisé qu'un seul véhicule. J'ai roulé paisiblement à 45km/h avec comme seule compagnie le ronronnement du moteur. L'idée de voir subitement surgir un sanglier de 300 kilos m'angoissait un peu. Heureusement que j'avais le GPS, c'était un vrai dédale de routes qui se ressemblaient toutes.
Je suis arrivé saint et sauf, épuisé par cette journée bien remplie. Je n'ai pas tardé à m'endormir ce soir là.

Le lendemain matin, j'avais pris du retard sur mon planning. Le temps de discuter, de charger la moto, il était déjà midi alors que j'avais initialement prévu un départ vers 10h30. Ma deuxième étape était Avallon. 300 km par Nationales et Départementales. Cette fois-ci j'avais décidé de me guider uniquement avec mes cartes, afin de me concentrer sur la route et sur ma conduite, et non pas sur le petit écran et la petite voix du GPS.
J'ai dit aurevoir à mes amis, j'ai enfourché la bête, j'ai appuyé sur le démarreur et… rien ! Des cliquetis provenant de sous la selle et c'est tout. Angoisse. C'était le deuxième jour et la moto était HS ! Heureusement que mon casque intégral cachait ma tête déconfite. Que faire. Ca ne pouvait pas être grave, la moto est quasi neuve ! J'ai retiré la selle et j'ai remarqué que cela venait d'un petit boitier noir en plastique. J'ai tout de suite appelé l'ancien propriétaire et je lui ai fait écouter le bruit en question. Diagnostique immédiat : la batterie est déchargée. Là je vous autorise à vous foutre de moi car j'avais laissé le contact pendant plus d'une demi-heure alors que je chargeais la moto. Pourquoi ? Erreur de débutant. Avec les feux de croisement allumés, la batterie s'était vite déchargée. Par chance, j'étais au sommet d'une grande côte. Il m'a conseillé de passer en seconde, de laisser aller la moto puis de relâcher soudainement l'embrayage. Ouac ! Stresse, stresse, angoisse, mais pas de panique. Après deux essais infructueux, avec dérapages de l'arrière sur la route gravillonneuse (à cause de l'appréhension je ne relâchais qu'à moitié l'embrayage), le troisième était le bon ! Ouf ! J'ai remonté la pente et j'ai fait mes adieux, pour de bon cette fois-ci.

Je me suis précipité sur l'autoroute pour rattraper mon retard. Je sortirai à Macon et suivrai ensuite les départementales et autres nationales.
J'ai pris mon premier ticket de péage (de ma vie !) et c'était parti. J'ai pu tester la Dov à 130km/h. Une première. Quelques vibrations, du vent, certes, mais elle réagissait parfaitement. On était dimanche. Peu de véhicules. La météo était belle. Heureux j'étais. J'ai remarqué que la bulle était un peu trop basse pour ma taille, 1m85. Je prenais pas mal de vent dans le casque. Il manquerait 5 cm pour que ce soit parfait (Je verrai ça lors de mon premier passage chez un concessionnaire). Après une heure de route j'ai fait mon premier arrêt sur une aire de repos. Ca faisait déjà pas mal de premières fois depuis la matinée, et j'étais conscient que ça ne serait pas terminé. Quel bonheur que de pouvoir s'arrêter quand on veut où l'on veut !

J'étais sur l'A43. Pour éviter Lyon j'ai bifurqué sur l'A432, celle qui remonte le long de l'aéroport Saint-Exupéry. Je me suis arrêté à Beynost, à l'intersection avec l'A42, dans une zone commerciale. Il était 14h30 et il faisait faim. Je n'ai pas trop cherché, je me suis arrété au premier Buffalo Grill venu. Dans ces moments là on apprécie ce type de restaurant. Au final c'était même plutôt bon. De la bonne viande, c'était exactement ce qu'il me fallait. Tout en mâchant, je gardais un oeil sur la moto garée à l'extérieur. Tout le monde était suspect, même les enfants et les vieillards ! :-p
En sortant j'en profitais pour faire mon premier plein. Alors, surtout ne pas se tromper. La Deauville elle picole du 95 sans plomb (mon vieux scoot c'était du 98). Et elle avait soif la Dodo.

Bref, à hauteur de Macon j'ai quitté l'autoroute du soleil pour m'enfoncer dans la Bourgogne profonde, direction Cluny. J'avoue que j'ai pas mal galéré par moment en suivant les cartes. Les arrêts ont été fréquents jusque Avallon. Mon iPhone a été d'un bon secours grâce à Google Map et à la localisation.
Franchement, quel bonheur que les routes tortueuses en pleine campagne, par beau temps et avec peu de circulation. Je me surprenais parfois à chanter dans mon casque. Je chantais très mal et surtout n'importe quoi, mais qu'importe, c'était l'ivresse. Bien sur, je restais concentré dans les virages. Je mettais en pratique ce que l'on m'avait appris à la formation et que Wilfrid m'avait aussi répété : décalage à droite avant de rentrer dans un virage à gauche, inversement pour la droite et, surtout, le regard bien placé, qui va le plus loin possible. Le petit coup de gaz en fin de virage et voilà, on se prépare pour le suivant.

Montceau-les-Mines, puis Le Creusot et je suis arrivé à Autun. C'est là que j'ai commencé à ressentir la fatigue. Mal à mes grandes jambes (je pense que c'est la position + le pantalon avec ses protections qui me coupaient la circulation) et, surtout, à mon omoplate droite. A ce stade de mon récit il me faut expliquer pourquoi cette douleur à l'omoplate : J'ai exercé le métier de graphiste pendant 10 ans. 10 années de palette graphique avec le bras gauche tendu pour atteindre le clavier et ses raccourcis, la droite s'occupant de dessiner sur la tablette. J'ai développé une tendinite qui ne se réveille que quand je reprend cette position ou quand je suis fatigué ou stressé. Pendant ces 237 km j'ai gardé le bras gauche tendu et la douleur s'est réveillée. Quand je tournais la tête vers la droite j'étirais les muscles dans une douleur qui me faisait un mal de chien. Il me restait 80km jusqu'à Avallon. Je faisais d'avantage de pauses, mais la nuit commençait à tomber. Je me suis arrêté à Saulieu pour dîner. J'avais prévu de manger à Avallon mais tant pis, trop mal et trop naze. Je me suis garé devant le restaurant de Bernard Loiseau et, après avoir regardé le menu, avec sa "Vichyssoise de pomme de terre ratte à l’anguille fumée et au caviar osciètre prestige", son "Blanc de saint-pierre poêlé, compotée de légumes, coulis de basilic" et sa "Rose des sables à la glace pur chocolat noir et coulis d’orange confite" j'ai décidé d'aller au resto d'à coté car beaucoup moins cher. Avant de rentrer j'ai fait signe à un groupe de motards qui traversaient la ville sur des grosses GT.
A l'intérieur cosi du restaurant, deux tables étaient occupées par des septuagénaires en couple. Ambiance maison de retraite. C'était parfait ! Enfin le calme. Ils ont fait une drôle de tête en voyant Robocop rentrer dans le restaurant, mais qu'importe. J'ai rapidement passé ma commande et j'ai fait des étirements sous leurs regards suspicieux. Le reste du repas j'étais comme un Zombie, avachi sur la table, la tête entres les genoux. Je laissais la soupe dégouliner le long de mon cou pour récupérer ce que je pouvais avec la langue, alors que mes pieds… Nan, je plaisante. Cette halte m'a fait beaucoup de bien. Un bon bout de canard grillé avec un petit gratin délicieux. Un demi verre de vin blanc de la région, une glace, et la douleur avait disparu.
En sortant je suis retombé sur les mêmes motards que tout à l'heure. L'un d'eux m'a demandé si j'étais du coin. Il était sur sa réserve et il cherchait désespérément une station… Un dimanche soir… autour de Saulieu… il valait mieux prendre tout de suite une chambre à l'hôtel ! Je lui ai toutefois conseillé de demander au restaurant. J'aimerais bien savoir comment ça s'est terminé. Bref.
Dites moi, …ce soir là, aucun d'entres vous n'était dans le coin par hasard ? ;)

Entre Saulieu et Avallon j'ai économisé mon bras gauche. Je l'ai reposé autant que possible sur le réservoir. Par chance, la nationale 6 est quasi en ligne droite sur cette portion.
Je suis arrivé à Avallon vers 21h45.
Quelle journée !

La suite dans une 3ème partie. Elle s'intitule : "Paris, prépare toi, j'arrive !" ;)
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Michel_95
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Re: Ma remontée Grenoble-Paris avec ma nouvelle Deauville

Message par Michel_95 »

Génial, ya rien d'autre à dire. :super:
Nairolf a écrit :je gardais un oeil sur la moto garée à l'extérieur. Tout le monde était suspect, même les enfants et les vieillards !
:rigol: :rigol: :rigol:

Vivement la suite!
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Luma57
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Re: Ma remontée Grenoble-Paris avec ma nouvelle Deauville

Message par Luma57 »

, quel apprentissage pour un deuxième jour, au moins tu es sûr de bien l'apprivoiser ta belle et surtout de prendre confiance en toi ce qui est mieux (à mon humble avis).
Bien à toi..V..
Lucmarie, 68 ans, LUMA57 - BMW R 1200 RT et R 1200 GSA
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