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Re: BMW 1200 RT

Publié : 16 juin 2017, 21:04
par Fran76
il est heureux ce motard....et ça se comprend :super:

Re: BMW 1200 RT

Publié : 17 juin 2017, 06:33
par Jmlamoto
Félicitations Olivier.:super:
Pour les virolos fais confiance à Pito il sais faire:super2:

Re: BMW 1200 RT

Publié : 17 juin 2017, 07:55
par Zavant
Sol plat, point mort, et regard loin vers l'arrière. Ca monte tout seul.:oui:

Re: BMW 1200 RT

Publié : 17 juin 2017, 08:43
par Arsn16
En effet Pat, et avec une pression de quelques dizaines de légers kilos sur la béquille, les doigts dans le nez l'opération se fait...:cool: :cool:

Re: BMW 1200 RT

Publié : 23 juin 2017, 13:33
par Vercoquin
Démarrage sur Béquille centrale ?

J'ai fait mes premiers 500 kms avec ma 1200 RT (AR sur la côte normande)
Tout c'est très bien passé.

Deux surprises :

- j'ai coincé deux fois la fermeture de mon top case (une lanière qui dépassait, côté dosseret, que j'avais pas vue et j'ai forcé). Petit moment de panique, avec la carte bleue dedans et l'idée de se retrouver à poil loin de chez soi. ça a fini par se débloquer et j'ai pas trop compris comment. attention à pas trop forcer, donc.

- le démarrage depuis la béquille centrale, quand il y a un peu de côte devant n'est pas évident. Sur ma Deauville avec un peu d'élan et en s'aidant de la poussée de la fourche, ça débéquillait facile. Là j'ai pas encore trouvé le truc. Faut se mettre en 1ère et sur la roue arrière ?

Re: BMW 1200 RT

Publié : 23 juin 2017, 13:36
par Cuistax
Vercoquin a écrit :Faut se mettre en 1ère et sur la roue arrière ?
Oui !

Re: BMW 1200 RT

Publié : 23 juin 2017, 14:03
par Bicou33
Pour ma part, je ne monte jamais sur la moto béquillée sur centrale.
Je descend la machine en ayant pris soin de sortir la latérale et je la pose dessus.
Ensuite je monte. Cela soulage l'axe de béquille et c'est plus facile à partir.
C'est ma méthode et je la respecte :clindoeil:
:coucou:

Re: BMW 1200 RT

Publié : 23 juin 2017, 14:51
par loulou-67
Idem sur la goldwing je ne monte jamais sur la moto béquillée.

Re: BMW 1200 RT

Publié : 23 juin 2017, 17:32
par Momo40
Ben moi non plus, je ne monte jamais sur une moto, dormant sur la béquille, ça peut l'énerver ............. :innocent: :-D

Re: BMW 1200 RT

Publié : 15 mai 2018, 21:40
par Papaours
Je profite d'un long voyage pour vous donner mes impressions sur la 1200RT, ayant décidé de sortir de ma Bretagne pour me rendre....en Suède 8-) Depuis l'achat fin 2017, j'avais réalisé environ 3000km, entre les routes de campagne, la 4 voies pour aller de Lorient à Rennes ou Nantes, mais c'est mon premier long périple avec. Et autant dire que là j'ai testé un peu toutes les configurations (sauf la montagne...).
Précisions : mon modèle est une 2011, donc avant le refroidissement liquide, avec ESA, cruise control, poignées et selle chauffante. Avant de partir je me suis aussi équipé du GPS et Scala, pour qu'il me parle dans le casque :-D

Je voyage solo pour ce périple, mais avec les 2 valises pleines, ainsi que le top case, soit un bon poids total.

Au départ de Lorient samedi avec 12 ou 13 degrés, tout va pour le mieux. Le temps était sec, et c'est parti pour quelques petites heures, l'étape étant un arrêt chez un pote du côté de Troyes. A partir du Mans, combinaison de pluie obligatoire, et température qui descend entre 8 et 9 degrés donc rajout de la cagoule. Et là, c'est tout de suite chiant, compte tenu du trafic important qui soulève des trombes d'eau pour une visibilité très limitée jusqu'à Ablis. J'ai dû rouler casque ouvert, impossible d'évacuer la pluie sur la visière (d'ailleurs il y en avait autant dedans, j'avais l'impression de rouler dans un car wash 8-)). Et la moto dans tout ça ? Ben impeccable, tenue de cap nickel malgré un vent présent, comportement sécurisant. J'ai envoyé mes plus de 500 bornes sans fatigue. Et merci aux poignées et selle chauffante, parce que 300 bornes sous la flotte à 8 degrés ...

Dimanche, étape 2 : Troyes-Hambourg. Tout nickel jusqu'à 100 bornes avant Cologne, et là début de pluie persistante, tournant aux grains d'orage qui ne s'arrêteront qu'a mi chemin entre Brême et Hambourg. La redite de la veille, visibilité plus que nulle, des voitures partout, et des bouchons d'un bout à l'autre. C'est mon constat, avec leurs Autobahn en reconstruction perpétuelle, les jours de gros trafic ce sont à la clé des bouchons monstrueux...que ce putain de GPS non seulement ne m'annonce pas mais ne me propose pas de solution de détournement (mais c'est un autre sujet, je vais lui faire sa fête à lui).

Bref au lieu de la dizaine d'heures que je prévoyais pauses incluses, c'est au final plus de 13 heures qu'il m'a fallu. Et c'est là que j'ai vu le vrai potentiel de la machine : rouler sous des draches en toute sécurité, c'est bon. Faire de l'inter files pendant des kilomètres chargée comme une mule, c'est pas drôle mais c'est validé. Rouler à très vive allure quand c'est redevenu sec, deux clics sur l'ESA pour passer en 'sport' et c'est du 160 kilos au GPS sans broncher (à 165 GPS elle commençait à louvoyer, sans que cela soit brutal mais progressivement, compte tenu d'un très fort vent ce jour là). Quand je me suis trouvé englué à Brême, pas d'interfiles possible pour cause de chantiers avec des voies ou même tu passe pas un VTT entre 2 rangées, je suis sorti nach la kampagne pour m'éloigner et contourner ce bordel, je suis passé par des routes bucoliques entre les rangées de gros arbres (platane? ) ou le beau revêtement et les virolos entre les villaches et cholies rivières te redonnent la banane, avec une machine qui enquille tout cela sans effort.
A l'arrivée, après quelques dizaines de kilomètres d'autobahn avec un beau bitume, et sans limitations de vitesse, j'ai pu rouler entre 140 et 160 km/h non stop à jongler entre les files pour laisser passer les missiles (parce que quand tu est déjà à plus de 150 et que tu vois arriver des gros machins qui te 'déposent' littéralement ça fait drôle). Ah oui c'est le point noir, les rétros. Pas facile à bien régler, et pis tu vois ...tout petit dedans, quand tu vois bien c'est que le suiveur est déjà sur toi !
Après ces heures de route, où le pilote commence à avouer ses limites, la moto est toujours à ta main. Elle se pilote toujours avec légèreté, balance toute seule d'une simple poussée sur le guidon, et te permet de finir en sécurité. Jusqu'au dernier béquillage où certaines te foutraient au tas tellement t'as les genoux qui grincent et l'attention qui n'est plus au top, ça se fait bien.

Je passe sur l'étape 3 et la traversée du Danemark, sous le soleil, avec un vent à faire tourner toutes les éoliennes au potentiel max, parce que à 110/120 sur de belles routes c'est pas un exploit, c'est une promenade de santé :dort:

Pour synthétiser, l'ESA c'est pratique car s'adapte bien aux conditions de roulage. Quand tu veux donner un peu plus de précisions sur revêtement moins bon le mode 'normal' est pas mal, le 'confort' sur belle route où tu enroule cool est parfait, et le 'sport' quand on force l'allure et que l'on veut une tenue de cap optimale. Il faudrait pour améliorer mon confort que je passe à la selle confort, car je suis encore à celle d'origine.
Le régulateur, c'est génial pour la survie du poignet (et de tes points de permis).
La bulle électrique aussi, quand on a besoin d'un peu d'air pour se réveiller, deux clic-clic plus bas et l'air t'arrive dans les naseaux. En mode presque haut permet de rouler sans turbulences dans le casque visière ouverte. Mais je ne la monte pas jusqu'en haut, parce que cela supprime toute la pression de l'air sur le haut du buste et du coup on est un peu aspiré vers l'avant et ce sont les bras qui compensent.
Le freinage : présent dans toutes les situation, tout en douceur ou franchement efficace quand tu écrase tout parce que devant tout le monde allume les freins d'un coup.

Le moteur : clairement pas fait pour la ville ou les bouchons. Je le trouve toujours un peu rugueux en 'bas'. Je sais que j'ai un léger souci de valve à l'échappement qui doit pénaliser mes bas régimes, c'est à démonter et nettoyer (voire peut-être à changer parce que à 85000km il y a peut-être fatigue normale, je verrai). Par contre il est volontaire, il tracte à tous les régimes, avec de franches montées même quand tu es déjà à des vitesses 'verboten'.

Selle réglée sur la position haute, permettant de ne pas avoir les genoux trop pliés pour mon 1m80.
Il faut que je rajoute un réhausseur de guidon, parce que c'est ce qui m'a le plus manqué. Depuis des années, j'ai toujours réhaussé mes guidons pour être le plus droit possible. J'ai le dos +/- sensible aux positions un peu fléchies depuis un lumbago très mal soigné voici des années (comme la vaisselle par exemple :rigol:). Je l'avais d'ailleurs commandé chez Wunderlich en temps et heure, mais cette année les grèves diverses et ponts du mois de mai ont beaucoup désorganisé les transports.

C'est donc à cette occasion que j'ai vraiment découvert le potentiel de la bête, et c'est une belle machine à voyager en confort et en toute sécurité. Il y a bien sûr d'autres machines capables de cela, mais elle offre pas mal de compromis, à part le tarif. Cela mérite réflexion au moment de l'achat, sachant que le positionnement clairement élitiste de BMW Mottorad met clairement les pendules à l'heure. Quand on voit qu'un GPS BMW revient posé à près de 1000 balles, et n'est pas compatible avec les équipements audio de casque non BMW, c'est un peu pousser loin (Steve JOBS a fait ça avant eux d'ailleurs, mais c'est pas parce qu'un génie du marketing à réussi une fois ...).