Tv65 a écrit : Je suis également pour une simplification de l’orthographe (simplification de l’orthographe n’est pas synonyme d’appauvrissement de la langue), inutilement compliquée, peut –être justifiable, à une époque lorsqu’il suffisait de savoir lire et compter pour réussir, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Je n’irai quand même pas jusqu’à dire que L’orthographe est la science des ânes(*).
Une chose est certaine, c’est que les dictionnaires ont de tout temps couru après le langage courant qui lui, est façonné par le commun des gens. Cette évolution ne change en rien cette façon de faire.
Ce qui me chagrine c’est qu’on a l’impression qu’il n’y aura plus de règles, que chacun va pouvoir écrire comme il l’entend, cela augure de belles cacophonies.
Je serais pour une langue fonctionnelle et utilitaire unique pour tous les citoyens du monde (pourquoi pas l’anglais qui n’est pas trop compliqué) pour la vie de tous les jours, au travail…
et une langue ludique (pourquoi pas sa langue maternelle , forcément plus complexe) pour le reste , pour ce qui n’est pas indispensable, mais qui permet de mieux vivre.

Complètement d'accord avec l'essentiel de ton post.
Pour langue universelle utilitaire j'aurais préféré l'Esperanto mais la messe est dite, l'anglais est devenu langue universelle, donc va pour lui.
... La fierté des "hussards noirs de la République" (les instits début 20ème - Joseph, le père de Marcel Pagnol) était d'asseoir sur le même banc le fils du notaire et le fils du bouseux, et de leur dispenser le même savoir au contraire des écoles confessionnelles.
On avait parfois la surprise de purotins plus travailleurs et intelligents que les rejetons des élites => quand on a faim ça motive.
C'était l’ascenseur social dont on cause tant aujourd'hui :
Un brave môme ayant oublié d'être bête mais sans père et avec mère démissionnaire, élevé pauvrement avec sa soeur en basse-Normandie par une grand mère au grand coeur tenancière de mastroquet, pouvait encore rêver d'accéder au savoir, et même, miracle, devenir un Professeur respecté ! Exemple purement fictif bien sûr.

Il est vrai qu'à l'époque l'enseignant transmettait du savoir et s'occupait peu de socialisation, ça a bien mal changé.
Je crains bien qu'on régresse : d'une part l'école publique avec ses classes surchargées et ses programmes allégés, à l'usage des rejetons défavorisés.
Et pour ceux qui peuvent, l'enseignement privé où on se fout bien des allègements administratifs destinés à ne pas stigmatiser les wesh ...
