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Triumph Thunderbird 1600

Introduction :


Ah, La Thunderbird ! La T-Bird, pour les intimes, est une légende conjuguée sous moult forme depuis 1949 et la première 650 cm3, la moto de Marlon Brando dans « L’équipée Sauvage ».
Tel le Ph½nix, Triumph la ressuscite régulièrement comme elle le fait également pour les Tiger, Bonneville, Speed et autre Trophy, la dernière résurrection en date.
Nous avions eu droit, dans les années 90 à une version roadster racée de la Thunderbird emmenée par un solide tricylindres de 900 cm3.. Elle disparut en 2004 laissant seule la nouvelle Bonnie, de même cylindrée certes, mais en bicylindres et, ma foi, plus fade.

Triumph s'est aperçu qu'entre le Speedmaster de 900cm3 et la Rockett III de 2300cm3 , un vide sidéral restait à combler. Pas de problème, il ressort du tiroir le nom emblématique et crée un modèle custom/cruiser de 1600 cm3.
Le concept est bien évidemment différent. Allions nous avoir un copier/coller des Intruder, Shadow, Royal Star ou bien évidemment, des Road King et autres Electra-Glide de chez Harley Davidson ?
Eh non, Triumph innove, fort heureusement, avec un gros bicylindres face à la route. Nous n'en attendions pas moins de la marque britannique. Les ingénieurs sont partis d'une page blanche pour réaliser cette moto et ce moteur qui n'est en rien une « Bonnie » multipliée par 2.
Un an après la sortie de la 1600 cm3 plutôt de type cruiser, Triumph sort une version Storm 1700 cm3, au moteur plus rageur et look radical et sauvage.
Pour ma part, après 6 ans de bons et loyaux services, j'ai troqué mon vaillant Tiger 955i contre une Thunderbird 1600 bardée d'options début août 2012. Après un voyage de 2000 km dans le grand ouest, je pense pouvoir vous faire un retour d'expérience sur cette machine, bien plus routière qu'on ne le croit.
Départ chez Avenir Moto, mon concessionnaire Triumph au Village Moto de Ronchin (banlieue de Lille).

Premier contact :


Ouahou ! Les chromes ! J'ai l'impression qu'il y en a partout. D'un côté, je me dis que c'est très joli, d'un autre, mon côté « poil dans la main » reprenant ses droits, je pense à l'huile de coude qui sera nécessaire pour préservé sa beauté.
Bref, en faisant le tour puis en posant les fesses pour la première fois dessus, elle impressionne par ses courbes pures et son gabarit. Les fesses sont bien calées d'autant que j'ai fait poser la selle dite «Duo Longhaul » afin que madame soit bien installée ce qu'elle confirmera au terme de notre voyage de fin août.
Le réservoir est large (22 l) les cuisses se placent biens. Dans son milieu trône le compteur/compte-tour ainsi qu'un petit écran LCD pour afficher les fonctions (voir fiche technique).
Les mains tombent naturellement sur les poignées, les commandes sont accessibles avec les pouces sans avoir besoin de bouger les mains. Seul le bouton de mise en marche des poignées chauffantes (encore une option) demande un lâché de guidon (côté gauche, heureusement). Les reposes-pieds conducteur sont un peu avancés mais pas trop, façon cruiser.
A l'arrêt, la machine, qui pèse quand même 339 kg tous pleins faits, est paradoxalement assez maniable. Personnellement, je la manie plus facilement que mon ex Tiger. Certainement une histoire de centre de gravité...
Seul petit reproche, comme tous les customs, le rayon de braquage est faible, ce qui peut compliquer la vie en ville mais sa maniabilité compense ce petit défaut.
Pour terminer, sur ce chapitre, la transmission se fait par courroie, comme il se doit sur ce type de moto.

Moteur :


La clé de contact se situe sous la jambe droite du conducteur. Un quart de tour, un coup de pouce droit sur le démarreur et le bicylindres, calé à 270°, s'ébranle. Je ne suis pas déçu par la sonorité du moteur, bien dans le style de la machine. Une petite montée dans les tours et le moteur claque. Mes oreilles en frissonnent encore !
Là on peut dire que c'est tout à l'honneur de Triumph d'avoir mis un bicylindres face à la route dans la T-Bird, de ne pas avoir cédé aux sirènes du sempiternel bi en V.
Les premiers tours de roues leur donne raison. Le couple est omniprésent, l'accélération franche et ma foi d'une belle sonorité, les chevaux sont là, bas dans les tours. La boite de vitesse est douce malgré quelques claquements lorsqu'on rétrograde. L'étagement des rapports semble bon.
La conduite se fait tout en souplesse sur la T-Bird, sans vibrations inconfortables ni au niveau des reposes-pieds ni au niveau de la selle. Pour terminer sur le sujet, notre belle a un appétit d'oiseau, entre 5l et 5,5l en moyenne sur les 2000km parcourus. Cela nous donne une autonomie entre 350 et 400 km. A noter également que la réserve s'allume alors qu'il reste au moins 6l.

Comportement routier :


La T-Bird est une bonne base pour cruiser. Je l'ai équipée de quelques options, la transformant en routière, voir les photos.
Il est évident que son royaume de prédilection est la petite route nationale et la départementale. Point de long raids autoroutiers, même si équipée d'un pare-brise elle en est capable, ce n'est pas sa tasse de thé ! Ça tombe bien, moi non plus. Par contre traverser le Grand Ouest français par les routes « jaunes » des cartes Michelin (oui, je suis toujours allergique au GPS) est un plaisir surtout lorsque le temps est de la partie.
Bref, le confort est royal pour les deux occupants, sûrement grâce à la selle «Duo Longhaul » celle d'origine n'offrant qu'un pouf au passager.
Le comportement de la machine est franc, direct. Le châssis est rigide et sur les ronds-points, les virages serrés, rien ne bouge, pas de survirage ou sous virage. La tenue de route est excellente. Les suspensions répondent bien, et n'amènent aucun comportement suspect même chargés comme nous l'étions pour faire notre virée avec les valises cuir rigide, un sac Sissy-bar, un sac polochon devant et la sacoche de réservoir (voir photos). D'ailleurs, lorsque nous étions à pleine charge, je confirme la puissance et le couple moteur à tous les étages. Il a du coffre c'est le moins que l'on puisse dire.
A noter la bonne garde au sol pour ce type de machine qui permet de prendre des angles sympathiques même si quelquefois les tétons, sous les reposes pieds pilote, raclent dans les ronds-points. Ce n'est pas un trail, bien-sur ! Attention aussi aux talons des bottes...
En ce qui concerne le freinage, l’ABS est vraiment efficace. Au cours de notre virée nous avons eu des routes avec des plaques d’humidité ou des gravillons, je n’ai jamais eu la moindre peur de solliciter les freins. Les 339 kilos de la machine s'arrêtent en quelques mètres en toute sécurité.

Équipements :


D'origine, c'est un custom, donc équipement plutôt light. Quelques accessoires Triumph comme la selle Duo, le pare-brise médium, les sacoches en cuir rigide, le sissy-bar pour madame viendront transformer notre custom en routière.
Le reproche que l'on peut faire à Triumph, ce sont des absences incompréhensibles comme le bouchon à clé, les warning, l'appel de phare.
Tableau de bord et guidon

Le point de vue de Madame :


L'essentiel du rapport circonstancié de Madame s'est fait sur le confort qu'elle a trouvé excellent. Bonne assise, la selle optionnelle confortable, les suspensions absorbant suffisamment les inégalités de la route.
Ayant essayé avec moi l'Electra Glide de chez Harley, elle a pu comparé les deux motos et a fortement apprécié le fait qu'il n'y avait pas, avec la T-Bird, d'effet « vibro-masseur » à l'arrêt. Pas ou peu de vibrations quel que soit le régime moteur. Elle aime.
Bons points également pour le sissi-bar, toujours en option, car à part la petite lanière de cuir sur le siège il n'y a rien pour se tenir et la hauteur de selle suffisamment basse pour qu'elle puisse plus facilement s'installer sur la T-Bird.
Par contre, ce qui lui a déplu c'est de ne pas pouvoir voir le compteur de vitesse comme sur nos précédentes motos. Perso, je mettrais bien ce point en positif mais bon...

Conclusions :


Triumph a fait du bon boulot. Une belle machine, bien conçue, respirant le solide, très bien finie et emmenée par un moteur agréable et jouissif. Pour un premier achat dans le domaine des « Customs », je ne me suis pas trompé dans mon choix. Confortable, de nombreux accessoires disponibles en feront une routière à par entière, nous l'avons testé !
A confirmer dans la durée, évidemment.
Meilleure tenue de route, moins chère que la Road King; mieux motorisée et finie que le 1700 Tourer de chez Kawasaki.

Les plus


- Moteur de caractère
- Confort,
- Consommation
- L'impression de solidité, finition
- La transmission par courroie

Les moins


- Rayon de braquage faible
- Manque au niveau des équipements
-


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Motard Routard... et musicien.

N° Article : 780
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Créé le 07-02-2013 à 10h32.
Modifié le 07-02-2013 à 19h15.

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