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Installation d'un thermomètre KOSO sur la Deauville 650

Chose promise, chose due ! Voici le petit article que je vous avais annoncé sur la pose d'un thermomètre Koso sur nos Deauville 650. Enjoy it and see you later, guys !... (and pretty ladies, of course !)



Après une petite mésaventure due à une panne du thermo-contact de ventilation du radiateur (heureusement sans dégâts), je me suis aperçu qu’en cas de défaillance de la Led de surchauffe installée dans le cadran de compte-tours, rien ne m’alerterait d'un dysfonctionnement du système de refroidissement sur ma Dôve préférée ...

... Sauf une forte chaleur entre les jambes, mais des fois, c'est pas le moteur, ça !...




Allez, soyons sérieux, je me suis dit qu’à l’occasion, il ne serait pas luxueux d’installer un thermomètre sur ma métalo-pouliche pour contrôler, précisément et en temps réel, l’évolution de la température moteur.

Et l’occasion s’est présentée sur ce site, où le thermomètre était proposé à 40% du prix habituellement pratiqué par les boutiques spécialisées.

Après réception dans des délais irréprochables, je me mets à l’ouvrage.

Aïe, les soucis commencent !... La sonde livrée ne trouve sa place nulle part sur notre Deauville et nécessiterait de percer et tarauder le radiateur ( ).

Qu’à cela ne tienne !... Koso fabrique aussi des adaptateurs à insérer en ligne dans les durites pour les véhicules non équipés de passages de sondes et on peut commander ça sur ce site (en prenant soin de sélectionner le bon diamètre : 22mm).

Après réception (encore plus irréprochable) de cet adaptateur, il me reste à mettre tout ça en place.



1er point : Où disposer le cadran ?

Après avoir renoncé à le fixer sur l’une des plages latérales (emplacements prévus pour les haut-parleurs) pour 2 raisons : Difficulté accrue de tout démontage ultérieur de ces flasques (démontage fréquent et incontournable pour beaucoup d'opérations d’entretien) et aussi une visibilité médiocre de l’instrument (car hors du champ de vision directe du pilote et souvent caché par la position du guidon). J’en suis arrivé à la conclusion que la meilleure option était de le fixer directement sur le guidon de façon à le placer dans le même espace visuel que les cadrans existants (compte-tours et compteur kilométrique). Pour cela il m’a encore fallu me procurer un petit accessoire localement : un bête support de rétroviseur moto adaptable au guidon et sur lequel j’ai pu sans difficulté fixer mon thermomètre pour qu’il réponde à mon exigence d’accessibilité visuelle. La platine livrée dans le kit, légèrement asymétrique et coudée à 45° offre de nombreuses possibilités d'angles et d'inclinaison.



2ème point : Où disposer l'adaptateur et la sonde ?

Peu de choix possibles, car l’adaptateur de 22mm ne peut être monté que sur la durite latérale droite (celle reliant le bouchon de remplissage à l’arrivée de liquide dans le radiateur). 2 emplacements sont envisageables : A proximité du bouchon (sous le réservoir) ou à proximité de l’arrivée sur le radiateur. Là encore, pour des raisons d’accessibilité, c’est la deuxième solution que j’ai choisie.

NB. La sonde étant prévue pour être vissée "à sec" (sans joint torique), il m'a semblé préférable d'enduire le filet de mastic aux silicones pour éliminer tout risques de fuite.




La durite étant très proche du cadre à cet endroit, je n’ai pas coupé les 18mm qu’il aurait fallu retrancher pour compenser la largeur du corps de l’adaptateur, mais j’ai juste tranché la durite au milieu de la portion afin de l'allonger d'autant, d'augmenter son écart par rapport au cadre et d'éviter que l'adaptateur vienne "taper" avec les vibrations. Je ne sais pas si je suis très clair ?!!!... Mais les photos et le petit schéma devraient (j’espère !) vous rendre les choses plus concrètes.






NB. Attention, il existe chez Koso d'autres diamètres d'adaptateurs, dont celui de 26mm que j’avais espéré monter dans un premier temps sur la durite gauche (au dessus de la pompe à eau, où l’accessibilité est excellente), mais il se trouve que cette durite a un diamètre un peu plus grand encore (de l’ordre de 27 à 28mm) et que le risque de fuites était trop important même avec les bagues de serrage fournies. J’y ai donc renoncé.




3ème point : Le câblage électrique.

Ce thermomètre a besoin de 3 niveaux d’alimentation :

- Le niveau masse à connecter sur le fil noir.
- Le 12 volts direct batterie (c-à-d constant, même contact coupé) à connecter sur le fil rouge.
- Le 12 volts « rupté » (c-à-d interrompu lorsque le contact est coupé) à connecter sur le fil marron.





Le câblage fourni avec le thermomètre étant assez court, j’ai opté pour une concentration des connecteurs sous le flasque gauche (en avant du vide-poches gauche) où se situent déjà 4 câbles d’origine en attente dans une cloche de protection contre les projections d’eau.

Dans cette cloche, seul le niveau 12 volts « rupté » est disponible (c’est un câble noir à liseré blanc) et c'est tant mieux car c'était le plus délicat à retrouver sous le "Neiman". Il m’a donc suffi de ramener jusqu'à la cloche un niveau masse et un 12 volts constant.

Pour la masse, j’ai tiré un fil d’1,5mm² depuis le support de rétroviseur gauche (un 0.5mm² aurait largement suffit, mais je n'en avais pas et je vais probablement l’utiliser par la suite pour le branchement de projecteurs additionnels).


Pour le 12 volts direct, je l'ai repiqué dans un faisceau proche de la durite de refroidissement de droite et l’ai ramené en suivant les faisceaux existants jusqu’au point prévu (toujours avec du fil souple de 1.5mm² en prévision d'une utilisation supplémentaire ultérieure).



Plus qu’à sertir les cosses idoines et le tour est joué.

Et... Ça Marche !!!...



Fonctionnement du thermomètre :

Après sa mise sous tension, le manuel propose de paramétrer la température à laquelle se déclenche une Led rouge de surchauffe. J’ai pris volontairement l’option de le déclencher dès 100°, l’objectif étant d’augmenter ma vigilance dès que ce seuil est atteint.

Une autre fonctionnalité intéressante ( ... Quoique !...) est la possibilité de rappeler le dernier « peak » de température de manière à connaître la température maxi atteinte au cours du dernier trajet effectué... Ok !... On n'en meurt pas si on l'a pas, mais là, il se trouve qu'on l'a... Tralala !

Petites considérations d’ordre esthétique :

Le boitier du cadran est plutôt réussi, livré avec une platine et sa vis de fixation, le tout en métal robuste et chromé (il est vrai que sur la Deauville, un extérieur noir serait moins voyant, mais bon...).

Par contre, les gradations de 2° en 2° jusqu’à... 150 ° ( ?!!!) sont pléthoriques et nuisent un peu à la lisibilité générale des sérigraphies blanches sur fond noir. Une gradation de 10° en 10° commençant à 60° et allant jusqu’à 120° aurait été plus simple et plus efficace.

Mais le truc qui chagrine, c’est l’éclairage : D’un rouge rosé sous l’axe de l’aiguille, il passe au bleuté sur les sérigraphies blanches, ce qui donne à tout ça un petit air d’aquarium chinois du plus mauvais goût (pas choquant le jour, mais alors la nuit ! ).

Mais bon, ça fonctionne et pour pas bien cher puisque l’ensemble monté m’est revenu à moins de 70 euros, tout compris.


Autres solutions :

Il existe chez Conrad un autre thermomètre (de marque Equus) d’une taille et d’un prix comparables, d'une esthétique plus... disons conventionnelle, mais j’ignore comment il est conditionné, s’il est également livré avec une platine-support pour moto (et si non, où s’en procurer ?) et si la sonde peut se visser sur l’adaptateur Koso (par exemple).



En Conclusion :

Quoi qu'il en soit, malgré mes petites réserves sur les couleurs discutables de l'éclairage de ce thermomètre, il est tout de même confortable et rassurant de pouvoir visualiser d'un coup d'oeil la température de sa machine, surtout à la Réunion où il fait généralement 15 à 20° de plus que chez vous, mais ce n'est pas du luxe même chez vous où certains étés, il ferait même plus chaud que sous nos tropiques !

En résumé, l'installation de ce thermomètre, qui n'est pas d'une complexité insurmontable et dont le coût reste très raisonnable, peut nous sauver un moteur... un jour. C'est un plus indiscutable dans l'instrumentation de notre compagne de chevauchées.

Si ça vous tente !... Je reste à votre disposition pour tout complément d'infos.

Salutations cordiales et tropicales, bonne route à tous.

Baladero974



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A propos de cet article
Profil de Baladero974infos Article de Baladero974.
Après un break de plus de 20 ans, je me suis remis à la moto (125cc) il y a 5 ans. Obtenu le A en juillet 2009, j'ai lâchement abandonné ma sympathique Varadéro 125 pour fricoter avec une Dov 650 couleur champagne. Très heureux d'avoir découvert ce site super sympa.

N° Article : 631
Article lu 14307 fois.
Créé le 06-04-2010 à 11h38.
Modifié le 16-04-2010 à 06h35.

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