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Les bons contes

Pêêêêt, qu'elle a fait ta 700 deauville, presque neuve, à peine 4 000 kilomètres! Tu comprends pas là, passque jusqu'à tout de suite, elle marchait tout normal, bruit habituel et tout.

Aucun signe de rien, t'avais bien sûr un peu froid, mais un 24 décembre rien d'anormal et pi c'est toi qu'a froid, pas ta Dov, alors?

Alors? Pêêêêêt et puis rien, le moteur s'est arrêté d'un coup, tu as débrayé et tu l'as laissée aller sur l'élan, t'as de la lumière et la petite route est toute droite.

Bon, tu fais quoi, mon gars André, passque là, je sais pas si tu sais, mais t'es en rade. La moto s'est arrêtée d'elle-même, comme fatiguée, pas un bruit, pas un souffle d'air, juste le chuintement des pneus sur l'asphalte de cette petite route de campagne. André, je crois que t'es mal.

Normalement, une Dov ça tombe pas en panne, les copains sur Moto Gété le disent et le redisent, alors tu les za crus et t'en as ach'té une. Pas de problo, tu t'es fait plaizir un peu avant la retraite, comme ça, le jour où tu l'as eu enfin, ce droit de quitter ce boulot de m..., ben tu l'avais déjà bien en mains ta moto, et t'as fait 4000 kilomètres avec; mais ça c'était "avant" et maint'nant c'est aujourd'hui, ce soir exactement, qu'elle te lâche.

Tu es là, André, au milieu de rien. Devant toi y a rien. Aucune lumière à l'horizon, à gauche kif kif, à droite, devine, oualou, rien de chez rien et derrière, tu sais parce que tu en viens. Ça fait au moins 20 bornes que tu roules dans le rien, pas zun village, pas zune ferme au loin. Merdalors, André, mon gars, qu'est-ce tu fous, tout seul au milieu de rien, à 60 ans et deux mois, avec ta Dov en panne?

Tu sais donc pas, André, que nous sommes le 24 décembre? Que ce soir, tous les honnêtes gens sont chez eux, en famille? Qu'ils s'apprêtent à dîner et que, après le coucher des zenfants, un petit bonhomme à barbe blanche et habillé de rouge va venir du ciel apporter des joujoux par milliers?

Si, mon gars André, tu le sais bien. Mais tu as voulu l'oublier, pour une fois. Oui, pour une fois, faire enfin, ce que tu voulais. C'était il y a deux semaines, tu te souviens, c'est encore tout frais dans ta caboche. Ta femme, ton gendre et ta fille adorée ont décidé d'aller à la montagne. Toi, la neige. Et puis tu es retraité depuis deux mois et tu veux profiter de cette retraite si longtemps attendue, alors tu as décidé de te faire une hivernale à moto!

Tu le leur a dit: scandale à la maison! "Mon mari est devenu fou" s'est dit ta femme; "Mon père est sénile" a pensé ta fille; "Mon beau père est cinglé" n'a pas dit ton gendre mais il l' a pensé si fort que tu as cru l'entendre!

Tu as voulu leur expliquer que tu n'irais plus comme dans ta jeunesse, aux Zéléfants, là-bas, en Allemagne, que tu n'irais plus te geler les ... et le reste aussi dans le massif de l 'Eiffel en Janvier, que tout ça, c'était bien avant mais que tu étais raisonnable et tout: ils n'en ont rien cru! Tant pis, tu as tenu mordicus, hivernale tu ferais! Alors, ils ont décidé de partir sans toi et toi, sans eux. Tu as préparé ta moto et te voilà parti, oh, pas loin, sur les bords de Loire!

Drôle d'endroit pour une hivernale, hein. Mais la douceur angevine, Joachim Du Bellay, ça te rappelle bien des choses: la classe du collège, le prof qui avait l'air tant convaincu et puis, à peine plus tard, ces vacances en famille sur les bords de Loire, tu passais tes jours à pêcher le goujon ou la perche si bien que, du haut de tes 13 zans, tu avais déclaré que tu serais dentiste et que tu habiterais à Montreuil-Bellay.
De l'eau est passée sous le pont de Montreuil et tu ne seras jamais devenu dentiste, André, et tu n'as jamais habité à Montreuil-Bellay mais tu retournes toujours sur les bords ligériens avec la nostalgie de ton enfance.

Puis ça t'a pris d'un coup, tu as voulu en avoir le cœur net, les bords de Loire, l'hiver, c'est comment? Aussi plaisants qu'en été ou alors un peu tristounes et gris, en attente de jours meilleurs?







Tu es donc parti un jour avant Noël et tu es zarrivé à Chalonnes pour commencer par la Corniche angevine. Temps clair et doux, ton hivernale commence bien. Joachim avait ben raison, 3 bons siècles avant que tu n'y rôdes, la douceur angevine l'avait ravi. On devrait lire ou relire de la poésie plus souvent, à défaut d'en faire!

De là, tu étais remonté tranquilou vers Saumur, là où ton grand père avait ses classes de maréchal-ferrant, au Cadre Noir. Tu visiteras les lieux, tu n'as jamais connu ce grand-père là qui aimait trop, beaucoup trooop le calvados de sa Normandie natale. Après Saumur, passage à Tours vite fait puis Amboise où tu dormiras à l'ombre de la cité royale. Ce premier soir là, tu t'aperçois que tu es parti un peu énervé et tu veux téléphoner à ta famille: bon, tu as oublié le portable, pas grave, il y a le bigophone de l'hôtel alors tu fais ta B.A et tu leur dis que tu vas bien et leur souhaites un bon séjour là-bas.

Ben oui, ce que tu fais là, c'est pas une hivernale de motard, c'est une hivernale de riche! Tu dors à l'hôtel et tu bouffes au resto! Même que dans ta piaule, y a la télé avec plein de chaînes sans joints toriques et que tu peux voir la mets-tes-hauts pour le lendemain: pas de neige, pas de pluie, temps sec et presque doux - Noël en Dov, Pâques au tison! T'es le roi du pétrole, après une doudouche bien chaude et un film on ze telly tu vas pouvoir dormir au chaud. Hivernale tu disais?

Le lendemain matin, réveil douillet, coup d'œil à la fenêtre pour voir la couleur du ciel: gris! Bon, alors coucouche panier et démarrage plus tard!

C'est vers 11 h que tu consens à décoller après zavoir lu un prospectus sur les châteaux de la Loire, original non? T'as donc décidé, pour ce 24 décembre de ne point faire comme tout l'monde, alors, tu vas passer par Chambord, c'est clair, aujourd'hui y aura personne, t'auras la maison pour toi!

C'est parti pour Chambord et ses cheminées, ciel gris laiteux. Une hivernale de début de printemps. A l'arrivée au château, tu avais presque raison, t'es tout seul, le château est ouvert, tu es seul, entouré d'une multitude de touristes nippons qui mitraillent à l'infini, château, motard local esseulé, tout y passe tu as beau passer de salle en escalier, ils sont partout, appareil vissé à l'œil et prenant tout ce qui bouge ou pas. Ah la belle visite que voilà, tu vas t'en souvenir de ton hivernale d'enfer!

Quand tu sors du château il est déjà 18 h passées, voilà c'que c'est, de vouloir jouer les riches et de faire la grasse matinée au lieu de rouler! T'as le choix ou de te trouver un hôtel vite fait mais on est le 24 et ça va êt' coton ou alors, coup de blouz aidant, tu rentres direct. Pas de Gépéhess. Tu déplies ta carte, t'as bô jouer les riches, tu l'es pas et tu es de l'ancienne école Michelin. Bon, 400 bornes un soir de Noël, par temps clément ça se fait, surtout que tu parlais d'hivernale, y serait temps que ça y ressemble! Ta Dov te protège bien, tu as les zoptions qui facilitent la vie, une bulle haute, les trucs pour les mimines, le sabot pour les petons, les poignées chauffantes, la zique et tout, une bécane de riche quoi, une jété. Bon, alors André, tu roules ou quoi?

Yesse, c'est décidé, the ride home, tu décides de couper au plus court, tu traverses illico ze river et tu te traverses la Beauce d'est en ouest pour rallier Vendôme avant la fermeture d'un certain pâtissier sur la place de l'église qui fait un gâteau avec des amandes, des noisettes, des noix, ce gâteau, il s'appelle "le voyageur" et serait une recette datant du Moyen-Age. L'est bon, ce foutu gâteau-là, il ferait bien ton repas de Noël avec un bon grand chocolat chaud sur la route du retour, de quoi te réchauffer le ventre sinon le cœur et trouver ta route moins longue puisque tu arriveras dans une maison vide. Allez, yalla, zyva, cagoule, on serre les zécotilles et roule ma poule.

Tu retraverses la Loire et le petit bourg de Mer tout en longueur et bien tristoune en ce soir de noel, pas de guirlande, pas de sapin. Il faut attendre le bout du bout du village pour que tu repères la p'tit route qui doit t'emmener vers Vendôme et ton gâteau de Noël. Quelques instants plus tard, tu es seul dans la plaine. On a coupé les lumières, le film peut commencer!

Tu savais que t'avais choisi des routes de traverse mais là, c'est d'la bonne! La Beauce, tu vois André, c'est de la plaine, une graaaaande plaine, comme on t'avait appris à la Primaire en cours de géo mais t'avais eu le temps d'oublier! Tu t'en aperçois bien vite: rien, y a rien, le soir est tombé, l'obscurité avec et te voilà tout seul, sur ces petites routes droites, tu traverses un hameau déjà endormi et tu roules dans le noir. Pas un arbre, pas une barrière, pas une vache, pas de vie. Pas de ferme en bordure de route. Elle est où, ta Normandie?

Le froid est arrivé avec l'obscurité, tu as éteint la zique, parce que la Deauv c'est une jété du riche-pauvre! Phare allumé et poignées chauffantes en marche, ça lui suffit. Faut choisir entre avoir chaud à tes mimines ou avoir de la zique. Tu choisis le chaud! Allez, on roule, c'est là que pêêêêêt, ta Dov, elle s'est arrêtée. Une fois, au bord de rien, tu essayes le démarreur, il marche, le moteur hoquette et s'arrête. Zarbi le truc, tu as du jus mais ça démarre pas. T'es pas tombé, rien n'a l'air anormal, le coupe-circuit est OK.

Bon dieu mais c'est bien sûr! Tu viens de scruter ton tableau de bord et ça aurait dû te crever les (deux) zyeux! Ta jauge est dans le rouge, dans le fond du fond du rouge; tu n'as pas fait le plein depuis bien avant Chalonnes! Tu es à sec, André, tu es en panne sèèèche! Soixante ans et deux mois, tu as attendu soixante ans et deux mois, et ta retraite, et ton nhivernale-à-la-con, et le 24 décembre au soir, pour tomber en rade d'essence, au beau milieu de rien! Dis donc, André, mon gars, je crois que c'est vraiment le moment de croire au Père Noël!

André, mon grand garçon, je crois qu'il faut que tu fasses quelque chose. Croire au père Noël, c'est bien joli mais si tu penses qu'il a un jerrycan de 20 litres de 95 dans son traineau, tu te goures. C'est du sûr, ze Beauce, un soir de 24 décembre, vers les 21 h, c'est du lourd! Depuis que tu es là, aucune voiture n'est passée, aucune moto non plus of course. Les fermes sont si éloignées de la route que tu n'aperçois aucune lumière.

Bon, André, assez rêvé, on applique le plan B. Il faut coucher la Dov sur le côté pour récuperer le peu d'essence qui peut rester au tréfond du réservoir. Bon, on va y aller tout doux, pour ne pas se faire mal au dos et pour ne pas égratigner ta belle moto à laquelle tu tiens tant. Douceeeement, voilà, elle est par terre, maintenant la relever, euh, c'est lourd mais tu y arrives finalement. André, t'es en sueur, un 24 décembre, au soir, au milieu de la Beauce. T'es fou?

Tu appuies sur le démarreur une fois: rien. Deux fois: re-rien. Trois fois: le moteur tousse, hoquète et reprend vie. T'as eu chaud mon lapin, tomber en rade de jaja,la nuit du chasseur, quelle faute de goût! Doit pas y avoir un max de jaja dans le résé, jeune retraité de mes deux, alors, cool, hein, faut tenir le plus loin possib, jusqu'à plus loin.

Tu vas faire quoi, André, un p'tit 15 bornes, à peine et... Pêêêt. La Deauville de monsieur André déclare forfait, pu de jaja du tout in ze tank. Voilà, p'tit gars, t'as voulu jouer au con, bien involontairement certes, mais tu es dedans, André, tu fais quoi, là?

Pas très loin devant, à la lumière blafarde de ton phare, tu peux distinguer une masse sombre au bord de la route. Bon, ben, André, tu vas pousser, mon vieux. T'as du bol, la route est droite et toute plate, la Beauce, le plat pays du grand Jacques?

Ta Dov n'est pas trop lourde, tu pousses gentiment, ça te réchauffe. 100 mètres, 200, 300, tu vas aller jusqu'où, comme ça, m'sieur André?

Jusqu'à la masse sombre que t'as vue tout à l'heure dans ton phare. Tu pourras peut-être y poser ta bécane et attendre la levée du jour, demain matin, le jour de Noël. Tu t'approches, tu n'entends que le bruit de tes bottes sur le gravier du bas-côté et ta respiration de galérien depuis que le toubib t'a gentiment déclaré que tu faisais de l'asthme de la maturité. Tu t'es retrouvé mature ET asthmatique en même temps, ce qui t'a fait bien rire, le toubib t'a demandé si ça allait bien.

La masse sombre, c'est... Tu n'en crois pas tes zyeux, une maison! La seule, l'unique que tu aies vue depuis le dernier village, 30 kilomètres avant! Que fait-elle donc ici, cette maisonnette isolée de tout, isolée de tous? Au point où tu en es, mon ami, si tu veux vraiment le savoir, tu vas à la porte et frapper gentiment.

Oui, mais attends, André, tu vas leur faire peur comme ça. Enlèves ton casque, ton foulard et prends ta voix la plus gentille possible sinon tu vas passer la nuit dehors. Tu pousses la Dov bien évidence, pour qu'ils voient que ce que tu racontes est vrai, tu y vas doucement, sans bruit, tu écoutes. Pas de chien? Manquerait plus que tu te fasses bouffer par le clébard de garde!

Non, rien, étrange de vivre ainsi isolé sans un chien pour alerter d'un quelconque danger, genre motard perdu qui chercherait de l'aide le soir de Noël.

Tu frappes doucement. Pas de réponse, il doit être 22 h maintenant, tu vas réveiller et ils vont sortir le fusil. Tu tentes un deuxième coup, un tout petit peu plus net, à peine. Rien. Ils zont eu peur, ils ne vont pas ouvrir, ils vont appeler la police. Tu te retournes pour partir et, soudain, de la lumière dèrrière la porte! Tu retiens ton souffle.

Une voix banale te dit: "c'est qui?" Là, il faut que tu expliques ton cas. Tu le fais en mots simples et précis, tu demandes de l'aide pour trouver de l'essence pour pouvoir continuer ton chemin, tu remercies et tu attends. Tu attends: rien. La lumière s'est éteinte. C'est foutu, tu retournes vers ta moto. Une lumière à l'étage! Les volets s'ouvrent, la fenêtre aussi et apparait un homme agé en gilet qui te regarde et qui regarde la moto. Silence, il te juge, te scrute, cherche l'erreur. Tu ne bouges pas, tu restes dans la lumière pour qu'il te voie. "Je descends" te dit-il et tu attends. Lumière dans le couloir, ton coeur bat plus vite, c'est quitte ou double.

La porte s'entrouvre et le retraité apparait, il a mis un manteau sur son gilet. Vous parlez dans l'air frisquet de la nuit, tu lui expliques ton erreur et lui demande s'il n'a pas de l'essence à te vendre pour rejoindre Vendôme pour pouvoir ravitailler. Il te répond que non, il n'en a pas, que sa voiture est diesel et qu'il est désolé. Tu sens que c'est raté, tu le remercies beaucoup d'avoir ouvert sa porte et lui demandes la permission de laisser la moto devant chez lui pour aller chercher de l'essence à Vendôme. Vous avez envie de marcher? "Il te demande, parce que Vendôme, c'est à 35 kilomètres de là, donc 70 aller-retour. Rentrez donc boire un café, ça vous réchauffera".

Ah ça, tu dis pas non. Tu rentres dans le salon, il y a là l'épouse du monsieur, que tu salues gentiment, fais le bon garçon, André, tu es chez des gens là! Tu remercies donc chaleureusement le couple d'avoir bien voulu t'ouvrir leur porte, un soir de Noël et tu ré expliques ta bévue devant la dame qui t'écoute bien gentiment. Tu ne t'es pas aperçu que tu as interrompu leur dîner de Noël. Ils se regardent, s'excusent, s'absentent, tu entends un conciliabule dans la cuisine; c'est l'homme qui revient, quelques zinstants plus tard et te dit: "Vous m'excuserez mais je ne peux pas vous conduire jusqu'à Vendôme cette nuit, je suis âgé et je n'y vois plus bien clair à rouler de nuit." et il ajoute: "je vous emmènerai demain dans la matinée, d'ici là, c'est Noël, alors mettez-vous à l'aise, vous zallez avoir trop chaud avec tout ce fourbi sur le dos! Je m'appelle Pierre et voici Josette, mon épouse. Asseyez-vous donc, vous partagerez bien notre repas. Comme on dit, quand y en a pour deux, y en a pour trois!"

Il y a encore 20 minutes, tu étais dehors, sous le ciel devenu glacial de cette nuit de décembre, en train de pousser ta bécane en panne sèche et te voilà maintenant, assis à une table de Noël, avec deux inconnus qui t'offrent l'hospitalité, vous ne vous connaissez pas, vous ne vous êtes jamais rencontré et tu vas passer la nuit de Noël avec eux, dans leur maison isolée dans la plaine de Beauce. Alors, ils partageront les tranches de galantine, la pintade et ses légumes, les fromages et le gâteau de Noël. Pierre ira au garage chercher une bonne bouteille de vin, tu lui diras qu'il ne faut pas, que de l'eau t'ira très bien. Peine perdue: Pierre et Josette ont un invité, alors ils le gâtent.

Tu leur ré-expliqueras ton hivernale, ta bévue d'avant Chalonnes, ta visite de Chambord, tout cela les fera bien rire. Et puis vous parlerez de vos vies respectives, Pierrot chauffeur-livreur dans une petite entreprise de surgelés de la région et Josette à la maison, à Vendôme jusqu'à la retraite de son mari, pour s'occuper de leur fils unique, maintenant parti au loin, en Nouvelle Calédonie avec femme et petits-enfants. Toi, André, tu leur expliqueras ton boulot d'employé dans une entreprise de camion frigo, tout prés de chez toi. Alors Pierrot et toi, vous vous découvrez un point commun et vous parlerez jusque bien tard dans la nuit de surgelés, de réfrigération et de transports frigorifiques. L'heure de dormir venue, ils t'emmèneront dormir dans la chambre du fils. Tu passeras le reste de ta nuit de Noël, bien au chaud, dans le lit de Marc, leur fils, dans sa chambre d'enfant avec tous ses souvenirs et ses photos sur les murs.

Le matin, quand tu descendras dans le salon, le café est chaud, le pain, le beurre, les confitures sont déjà sur la table. Pierrot t'accueille et déjeunera avec toi et vers les 10 h, il sortira sa vieille diesel du garage et vous voilà partis tous deux vers Vendôme. Il avait bien raison, le Pierrot, c'était bien trop loin pour y aller à pieds et encore plus pour en revenir! Vous trouverez une station 24 h et Pierrot sortira un petit jerrycan de 5 litres du coffre. Tu pourras donc avoir l'essence tant convoitée. En revenant vers la maisonnette, tu demanderas à Pierrot de bien vouloir passer prés de la place de l'église et de t'attendre quelques minutes. Tu as de la chance, la pâtisserie est ouverte en ce 25 décembre au matin, pour les bûches. Tu y trouveras le "voyageur" que tu voulais mais ce ne sera pas un mais trois voyageurs que tu seras heureux de ramener à la maisonnette. Vous les mangerez tous trois ensemble autour d'un bon café fumant que Josette n'avait pas manqué de préparer pour votre retour!

Bien sûr, Pierrot et Josette te proposeront de rester déjeuner avec eux, tu remercieras gentiment mais il vaut mieux que tu rentres avant la nuit. Sans zoublier de faire le plein à Vendôme pour compléter ton réservoir! Tu quitteras donc tes nouveaux zamis avec tristesse et tu rouleras sans soucis jusqu'à ton home normand!

Ce soir-là, arrivé chez toi, un chocolat chaud entre tes mains, tu réaliseras que, pour toi, le 24 décembre au soir, le père et la mère Noël étaient beaucerons!


FIN


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N° Article : 601
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Créé le 20-12-2009 à 23h13.
Modifié le 23-12-2009 à 16h52.

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