Dossiers > Récits de voyage

Souvenir de notre première escapade en Corse

Les contacts se font vite entres motardsEh bien, nous voici de retour de notre "escapade" en corse, émerveillé, la tête plein de souvenirs.....
Autant le dire d'emblée, ce voyage a été formidable à tout point de vue (sauf peut être le temps), et pour ceux qui n'aurait pas la patience de me lire, je recommande pour leur hébergement en Corse, le village de vacances situé près d'Ajaccio où nous étions, et qui est d'un rapport qualité prix sans équivalent au mois de septembre (et au printemps).

La genèse du projet.

Il y a bien longtemps que nous projetions d'aller en Corse, et mieux de la traverser... en moto.

En effet, nous possédons un pied à terre en bord de mer, près de Toulon, et avec le temps, les navires de la Corsica qui assurent la liaison régulière pour la Corse (et que nous voyons depuis chez nous), n'ont plus de secret pour nous ; seule cette ile nous était encore totalement inconnue.

L'achat de la Deauv l'an passé (en remplacement d'une Seven Fifty), le transport d'une moto sur sa remorque depuis plusieurs années pour Toulon (les joies de la résidence secondaire imposent à toujours amener du matériel), les enfants devenant "grands" et autonomes, voilà suffisamment de raisons pour pouvoir enfin concrétiser "notre projet secret", qu'était la découverte cette ile.

Par ailleurs, comme nous avions prévu de longue date de redescendre à Toulon en septembre, pour finaliser des travaux et faire la "fermeture" de notre bien ; pourquoi ne pas joindre l'utile à l'agréable, en nous rendant en Corse, pour la première fois cette année ?
C'est donc décidé, au mois de septembre, nous partirons en Corse pour un court séjour, au départ de Toulon (bien entendu) pour Ajaccio, et retour par l'Ile Rousse, histoire de "corser" un peu le tout.

Cette escapade (du 22 au 25/09/07) constituait donc pour nous, une première à plus d'un titre : première "longue distance" en moto, en duo avec bagage pour plusieurs jours au départ de Toulon, première traversée en bateau, découverte de la Corse et des Corses, découverte de "notre" village de vacances et...à l'invitation de Claudius, première réalisation d'un article sur ce site...

Champagne (virtuel) pour tout le monde.

En juin dernier, toutes les réservations étaient faites ; nous n'avions plus qu'à entamer sereinement tous nos préparatifs.

Les préparatifs

Pour la Deauv, outre sa grande révision des 36mKms (réalisée par mes soins), nous avons juste acheté une sacoche de réservoir (Médéa de chez Bagster), une poignée papillon pour soulager mon bras droit (idée trouvée sur ce site), et des super gants "coqués demi-saison" de chez Richa.

Comme d'habitude sur notre base arrière (Toulon) j'avais amené une caisse à outils assez complète, et une batterie de secours neuve, car nous avions eu des problèmes de batterie avec la Seven l'an passé, et celle de la Deauv est d'origine (5 ans).

Enfin, le transport de la moto a été revu car une Deauv est carénée, et son poids avoisine la capacité maxi de notre remorque (on serait donc en encore plus maxi avec une 700...).

Le moyen le plus sûr pour rouler en moto !!!!!!! Pour le sanglage de la moto sur sa remorque, nous avons du acheter une sangle intermédiaire "spéciale moto carénée" chez DAFY, qui se fixe sur le guidon de la moto de manière à ne pas rayer son carénage lors de son transport (j'envisage d'écrire un article sur le transport d'un moto prochainement).

Il a fallu également trouver une petite astuce de dernière minute pour les sangles AR, qui touchaient les valises de la moto au risque de les rayer ; lors de notre retour, nous avions glissé ces sangles dans nos anciennes chaussettes de randonnées, de manière à protéger les valises au niveau de leur contact avec les sangles (nous n'avons donc fait qu'agrandir les trous existants de nos chaussettes...).

Dans le but d'aborder sereinement la traversée de la Corse (sans les virages), nous avions pris l'habitude avec mon épouse, plusieurs semaines avant notre départ, de faire une petite randonnée à pied, dans un rayon de 150 kms autour de notre domicile, soit 300 kms en une journée.

Il nous faut aussi mentionner dans les préparatifs, le bénéfique stage de perfectionnement, effectué l'an passé, grâce au concours de la MACIF.

Pour ce qui concerne les itinéraires et les sites remarquables, nous n'avions rien préparé de très précis (notre séjour était de courte durée) ; nous possédions seulement une carte IGN au 1/150000 et les horaires du Chemin de Fer, ayant la ferme intention de découvrir une partie de la Corse, par le rail.

Bien entendu, nous possédions les conseils de nos collègues Corses, pas avares de donner des conseils et des renseignements, dès lors qu'il s'agissait de "leur pays".

Le départ de Paris


Nous sommes partis le 20 septembre dernier de Paris, et arrivons sans problème à Toulon en fin d'apm, avec la Deauv sur sa remorque.

Notre départ étant prévu le 22, nous avons consacré le 21 à faire de la peinture dans notre appartement, et effectué les derniers préparatifs avant notre grand départ.

Le grand départ

Et nous voici rendu au 22 septembre 2007 tôt le matin, jour de notre grand départ (départ du bateau prévu à 8h15).

Puisque préparé la veille, le chargement de la moto ne prend quelques minutes ; voici ce que nous avions emportés
Valise de droite (la petite) : un sac à dos de 45 litres vide (si, si), en vu des randonnées et du "désordre" du retour, et notre trousse de toilette.

Valise de gauche : la machine "médicale", un masque de plongée, un tuba et les chaussures en plastique...et une paire de ciseau, car c'était la pleine saison des oursins en septembre,

Top case 42 litres : les vêtements de Mr. et de Mme pour cinq jours.

Sacoche réservoir
: le pic-nique pour le voyage, nos serviettes de bains (piscine sur le bateau), l'appareil photo, les papiers, les cartes routières. dans le bateau, nous l'avions juste pris avec nous, en plus de nos casques

Vides poches : le bloc disque et les lunettes de soleil.

Comme vêtement sur nous, nous avions nos maillots de bains (vous allez tout savoir), nos vestes de moto d'hiver (mais sans les doublures qui étaient dans le top) et nos chaussures de randonnée .... plus le reste bien entendu, car cela fait toujours mauvais effet de se trimballer en maillot de bains et en veste de moto dans le bateau.....

Et voilà, c'est le grand départ ; un petit coup de démarreur et comme d'habitude, le V2 s'anime instantanément, un bruit que j'adore (au ralenti) ; certes, ce n'est pas une Harley, mais c'est un V2 tout de même...

Pour pour ceux qui connaissent la région de Toulon, (nous sommes aux Sablettes), nous voyons au loin de la corniche de Tamaris, le port de Toulon où était amaré tout illuminé, celui que nous pensions être "notre bateau", puis un autre bateau de la m^me compagnie qui rentrait de Corse (en fait, ce sera "notre" bateau)...

Une fois arrivé au port de Toulon, il y avait environ trois cent véhicules en attente d'embarquement, et nous étions une dizaine de motos.....

A l'invitation des agents du port, nous nous garons juste devant les voitures, car les motos sont embarquées les premières (et débarquent donc les dernières) ; en moto, il n'est donc pas nécessaire d'arriver une heure avant l'embarquement, comme précisé sur nos billets....

C'est là que nous avons rencontrés un jeune couple qui venait d'effectuer un Niort/Toulon la veille enLes contacts se font vite entres motards GSX 1100 (mais pas sur une remorque), et qui était des habitués de la Corse en septembre (le dialogue s'établi toujours très vite entre motards..).

Au départ de l'Ile Rousse (donc à notre retour), la Deauv était la moto du "pauvre" (ou l'impertinente), car elle avoisinait une 1200RT frambante neuve, et une Gold customisée, encore plus neuve que neuve, avec attelage et plateau portant une guitoune ; cette Gold est repartie dans la nuit, juste après son débarquement de Toulon... pour Bourges...

Les traversées :

Au départ de Toulon, seule la Corsica Ferry assure une liaison régulière pour la Corse ; c'est donc la compagnie que nous avons retenu.

La SNCM ne désert cette ville que pendant la période estivale, ou alors, leurs navires sont amarrés en la rade de Toulon, en période de grève.....

Quant au "Charles de Gaulle", il est en carénage actuellement... Le Charles de Gaulle, en carénage à Toulon

Nous avions l'habitude de voir les bateaux de la Corsica de près, mais quand il s'agit "du sien", la sensation de gigantisme et de superbe est encore plus grande (nous avions le même bateau à l'aller et au retour).

L'accès au bateau est un grand moment; mais attention, ça glisse...

Le Méga Express 2, à l arrivée à l ile  RousseLe Méga Express 2, à l arrivée à l ile  RousseLe Méga Express 2, à l accostage à l ile  Rousse
A bord, c'est plutôt raffiné (voire luxueux) ; on aurait dit un bateau de croisière, sentant le neuf, sauf qu'il peut embarquer plus de 500 véhicules sur deux ponts, dans ses flancs...

La traversée aller (à destination d'Ajaccio) s'est faite par une mer d'huile ; on aurait dit un lac (sans horizon)...

Par contre, la traversée du retour (au départ de l'Ile Rousse) s'est effectuée par mer forte, avec messages de mise en garde (un restaurant fermé, interdiction de sortir à l'extérieur, et les "sacs", à notre disposition en cas de besoin ) - pas rassurant, tout cela ...

En fait, plus de peur que de mal, car nous sommes seulement arrivés à Toulon avec une demi heure de retard, avec comme seule contrainte l'obligation de se tenir aux rembardes des coursives, lors de nos déplacement dans le navire, pendant la traversée...

L'amarage des motos se fait par une simple corde, la machine étant sur sa béquille latérale ;L amarrage des motos se fait par une simple corde ce n'est pas très engageant (par mer forte), mais apparement, cela est suffisant (les motos sont en partie centrale du navire...).

Comme les motos sont embarquées les premières, tout le navire s'offre aux motards, mais pour peu de temps...

Sur la photo, nous sommes comme des Papes sur une chaise longue, à l'abri du vent, devant quelquesLes premiers arrivés sont les premiers servis "caisseux" téméraires et frigorifiés, car il ne faisait pas très chaud au départ de Toulon ce matin là..
.
Autre précision, les consommations et les repas à bord sont d'un prix abordable : café 1,5 euros, repas complet avec boisson au self 15 Euros (une formule complète à 10 euros et également proposée et c'est pas mal du tout).

Ceci nous a incité à déjeuner (et diner) dans le bateau malgré nos picnics que nous avions prévus pour l'aller ; de plus, cela aide à passer le temps, car une traversée de jour dure environ 6 heures, un peu plus par mer forte...

Enfin, il existe à bord une petite boutique à prix détaxé, et les petits souvenirs sont également d'un prix abordable...

On a également profitté de notre traversée "aller" pour visiter les différentes types de cabine en cours de nettoyage, pas mal du tout y compris celles sans hublot...ce qui prédomine le plus, c'est le silence et l'abscence de vibration dans l'espace hôtellerie du navire ; on a du mal à imaginer que nous étions sur un bateau en mouvement, en pleine mer...

Evidemment, le moment fort de notre première traversée, c'est l'apparition des cotes Corses, que nous apercevions pour la première fois de notre vie....

Notre programme

Notre séjour étant limité (seulement quatre jours complets), et s'agissant d'un séjour découverte, nous avons varié notre emploi du temps :

- premier jour : une ballade en moto (puisque le temps devait se gater après) vers les calanques de Piana, et retour par Vinco,

- deuxième jour : une petite randonnée à pied (4 heures AR) ; le sentier des douaniers vers une crique déserte, au départ des iles Sanguinaires,

- troisième jour : la découverte d'Ajaccio et la visite du parc aux tortues.

- quatrième jour : destination l'Ile Rousse (par Corte) pour l'embarquement pour Toulon, prévu à 15 heures.

Malheureusement, nous n'avons pas pu prendre le train à destination de Corte, comme initialement prévu, ce sera donc pour une prochaine fois....

La deauv dans les gorges de PianaLes porc- sangliers au bord de la route, c est pas du cinémaLes iles sanguinaires vu du sentier de douaniersL entrée de la ferme aux tortues

Notre hébergement


C'est également un des buts de ce séjour (et qui a en partie conditionné sa durée) : découvrir le village de vacances financé par notre CE (mais ouvert à tous), et tant ovationné par mes collègues qui y ont séjourné...

Ce village est situé à une vingtaine de minutes au Nord/Ouest d'Ajaccio ; il est donc nécessaire d'avoir un moyen de locomotion pour s'y rendre.

Pour la restauration, nous avons opté pour la demi pension ; cette formule nous semble la mieu adaptée pour un séjour découverte....

A notre départ, nous avons très bien noté ce village de vacances pour :

- son hébergement (pavillon en duplex entièrement rénové prévu pour 6 personnes, avec terrasse et vue sur mer, drap et ménage compris dans le prix),

- ses repas (pris à table, cuisine Corse rafinée avec vin compris dans le prix, petit déjeuner varié à discrétion),

- ses prestations (piscine extérieure avec jaccouzzi, salles de spectacle et TV, Bar, salle de remise en forme, etc...), et animation notament le soir,

- son prix (36 Euros par jour pour personne), exoneré de taxe de séjour avec possibilité de réserver à la journée, en basse saison.

Ceci expliquant cela, ce village était encore complet à l'époque où nous y étions...

La Deauv couchait en toute sécurité (le village est gardienné la nuit) dans un préau abrité ; c'était la seule moto "extérieure", mais elle se trouvait parmi les "américaines" du Directeur, grand amateur d'Harley.

C'est donc un village que je recommande à nos amis motards, pour son confort, ses prestations et ses tarifs (prix public 2008, 38 Euros /Jour/pers en DP à partir du 27/09/08 - 44 Euros à partir du 13/09) Tel : 04 95 25 30 44.
L entrée du village de vacances d AjaccioLa vue du matin, pour le petit déjeunerUn coucher du soleil, vu de notre terrasseLe restaurant le matin La piscine (le Jaccouzzi se trouve sur la gauche)La vue à gauche du village

Nous avons un problème avec la Deauv ; séquence démontage sur le bord de la route....

Chacun d'entre nous le sait, une Deauv ne tombe pas (ou si peu ?) en panne...., tant qu'elle n'a pas atteint les 200mKms...

La notre ne doit pas déroger à cette règle (enfin on verra bien...), sauf qu'ici bas sur terre, nous avons frolé la "demande de réserve - ou les services de notre assistance chérie", suite à un problème de refroidissement de son moteur, qui aurait pu nous poser de grands soucis si je ne m'en étais pas apercu à temps (et par hasard)....

En effet, c'est lors d'un arrêt photo sur la route qui mêne aux calanques de Piana, que j'ai senti une odeur de Glycol émanant de notre moteur, et apercu des gouttes de liquide de refroidissement qui coulaient par terre...pas bon tout cela.....

Nous ne pouvions pas repartir comme cela ; il faut diagnostiquer l'origine de la fuite, et mieux, tenter de la réduire....

Donc, séquence démontage de la Deauv sur le belvédaire qui domine Piana (pour ceux qui connaissent), classé "un des plus beau village de France" ; on s'en souviendra ...

Après avoir déposé le réservoir, le filtre et la boite à air, l'origine de la fuite apparait enfin ...

Elle se situait au niveau du raccord de la durite de la culasse arrière, qui s'était déboité de son logement ; en effet, sa vis de maintien s'était dévissée et ne tenait plus que par quelques filets, et par miracle, elle était toujours là (cette vis est heureusement très longue).

Après son reserrage énergique avec la trousse d'outil de la machine (qui est très bien faite), et un léger apport d'eau dans le circuit de refroidissement une fois le moteur refroidit, (nous avons vu trois voitures passées et un automobiliste s'est arrété spontannément pour nous proposer de l'eau - beau score), nous sommes repartis tout aussi serainement qu'à notre arrivée (avant la facheuse découverte).

Tout ceci a pris deux heures environ, mis à profit pour réparer puis pour picniquer près de notre machine, en attendant son complet refroidisement.

Du coup, on ne peux pas dire que nous avons "fait" (j'aime pas ce terme) les calanques de Piana ; pour nous "les faire", c'est effectuer une randonnée pédestre, ou tout au moins prendre son temps pour aprécier ces merveilles de la nature....

Pour d'autres, "les faire" c'est prendre des photos, sans m^me descendre de sa voiture, en s'arrêtant en plein milieu de la route...

Le belvédère qui domine Piana, on s en rappelera...Une petite intervention chirurgicale sur le bord de la route...La Deauv refroidit lentement pendant la pause repas ....Tout est OK, nous pouvons repartir, mais avevec deux heures de retard

La Corse vu du rail


La halte d Uccani La meilleur facon pour aprécier la Corse vu du rail, est de se rendre à Corte par le train, au départLa halte d Uccani, au fond, le début de la montée vers Corte d'Ajaccio ; mais c'est précisement à partir de la halte
d'Uciani, que commence réellement la montée pour le col de Vizzavona.


Et c'est justement au départ de cette halte, que nous avions prévu de prendre le deuxième train du matin pour Corte, et revenir à notre point de départ, par le premier train du soir, de manière a être rentré "au village", juste avant la tombé de jour.

Malheureusement, nous n'avons pas réalisé ce projet minutieusement préparé, car d'une part la Deauv était en observation, et surtout, des vacanciers avaient pris ce train la veille, et étaient arrivés de nuit avec un retard de plus de deux heures par rapport à l'horaire prévisionnel.

Du coup, nous nous sommes juste arrété à cette halte pour picniquer le troisième jour (et pris le café dans le village qui porte son nom chez des vrais Corses), puisqu'elle se trouve à proximité du parc des tortues que nous sommes aller visiter...

Mais on peut tout de m^me en dire quelques mots :

Dans un premier projet (1850), ce Chemin de Fer devait "traverser la mer", d'où son caractère internationnal : en effet, selon ses concepteurs, l'utilisation de la marine et de la voie ferrée aurait fait gagner 15 heures pour aller de Marseilles à Gènes (35 heures au lieu de 50 heures par voie exclusivement maritime)....

Dans un second projet, il était présenti pour "escalader les montagnes" et déservir les populations insulaires ; là c'est plus clair....

Ucciani est le départ de la grande montée pour le col de Vizzanova (en direction de Corte), sauf qu'en 1934, une machine est tombée dans le ravin au départ de cette halte (heureusement, suite à la rupture de son attelage, la rame n'a pas suivi)...

A noter également que toutes les gares sont encore équipées de leur grue hydraulique et m^me de leur fosse à piquer les feux, bien que la traction vapeur ait définitivement disparu en Corse il y a presque 60 ans....nostalgique ferrovipathe, c'est pour vous.

Les Chemins de Fer de la Corse (aujourd'hui TER de la SNCF) ont entrepris une grande campagne de rénovation (voie et matériel) en vu d'assurer leur pérénnité ; lors de notre séjour, un autorail à deux caisses flambant neuf, d'allure résolument moderne effectuait des essais sur la ligne Ajaccio-Bastia...

La Deauv et les routes Corse

En Corse, du fait du duo et du chargement, les organes d'une moto sont extrémement sollicités (transmission, frein, suspension, direction, pneu, moteur..).

L'idéal est donc d'avoir une moto à transmission par arbre (ou courroie), qui puisse accepter du chargement (duo et bagage), qui freine bien, qui soit fiable, et qui posséde une bonne autonomie...bref tout le monde ici aura reconnu les qualités de nos machines (et elles ne doivent pas être les seules), à condition de ne pas s'égarer avec, dans les petits chemins de terre...

Lors de notre séjour, nous en avons vu deux, mais c'étaient des "continentales" et l'une d'entre elle était Allemande...

Le revétement des routes est dans l'ensemble de bonne qualité ; il semble également que la route de Porto à Calvi par la cote ait été récemment refaite et élargie ; on nous avez conseillé de la prendre pour nous rendre à l'Ile Rousse lors de notre retour, mais comme nous sommes partis par fort vent, nous avons préferré passer par les terres...

La RN 193 est pitoresque et variée, la"Balanina" qui descend vers l'Ile Rousse est superbe (sur le plan infrastructure) ; à un moment, elle donne l'impression de foncer dans la mer...

Sur les routes, il faut être particulièrement prudent en particulier dans tous les virages sans visibilité (à droite comme à gauche), car les automobilistes ont tendance à couper, comme s'ils étaient seuls sur la route.

Enfin, comme avec toutes les routes de montagne, la distance ne se calcule pas en km, mais en temps.

Pendant notre séjour, nous avons effectué environ 500 Km pour une consommation moyenne de 5.5L au cent, soit un peu plus qu'à l'accoutumé....

Rappel ; notre Deauv roule toujours sans sa pompe a essence...

Nos conclusions

Sur le voyage moto en duo :

Ce premier voyage en moto, en duo et bagages pour plusieurs jours au départ de Toulon, a été une première expérience réussie, notament par mon épouse, qui ne demande qu'à réiterer cette première expérience...ha les femmes !!!.

Du coup, tout le grand Sud-Est au départ de Toulon s'offre maintenant à nous, en moto : la Camargue, les Cévennes, les pré-Alpes, Monaco, le Nord de l'Italie, etc...

Pourquoi ne pas aller un jour à Toulon en moto lorsque les travaux de notre appart seront terminés (ça fait 11 ans que cela dure !!!), sur deux jours avec une étape dans le Vercors, ou dans le Pilat par exemple ?

Par ailleurs, il existe au départ de Toulon deux lignes maritimes régulières : la Corse et Rome ; à mériter également...

Sur notre séjour en Corse :

La Corse porte bien son nom, cette "ile de beauté" est un mélange de mer et de montagne, avec des paysages sublimes qui "changent à chaque virage".

D'autre part, nous n'avons pas été décu par l'accueil des insulaires ; à aucun moment, nous nous sommes sentis mal à l'aise parmi eux ....

Nous comptons donc réitérer cette expérience en septembre prochain, toujours au départ de Toulon (ça c'est sûr), et à priori pendant une période un peu plus longue (une grosse semaine peut être).

Peut être ferons nous également une petite infidélité au village de vacances d'Ajaccio, car nous pouvons également avoir des conditions avantageuses dans une résidence hotel de Calvi, ce qui nous permettrait de visiter le Nord de l'ile.

Peut être aussi voyagerons nous de nuit en direction d'Ajaccio ou de Bastia ; tout sera décidé au printemps prochain....

Entre temps, nous ferons une petite infidélité à notre Deauv, car nous partons prochainement pour les Indes, où nos amis devraient nous préter pour quelques temps, une Royal Enfield...diesel...d'où cette question : à quand une Deauv diesel ?


Article suivant: Comment ameliorer simplement le rendement moteur de la 650 Deauville ?
Article précedent: Installer l'Optimate (mainteneur de batterie) à demeure

Réagir, poser une questionProposer un articleS'abonner aux articlesConseiller l'article à un ami













A propos de cet article
Profil de ac91220infos Article de Ac91220.


N° Article : 380
Article lu 7922 fois.
Créé le 05-11-2007 à 21h25.
Modifié le 31-01-2008 à 19h24.

Cliquez ici pour valider cet article Validation * * *

modifier cet article Mettre à jour l'article
Cliquez ici pour rediger un nouvel article Redigez un nouvel article
Liens externes
Autres articles du dossier

Tous nos articles Tous les articles