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30ième Transpyrénéenne moto

La transpyrénéenne ( Transpy pour les habitués) est une balade moto organisée le Week-end de la Pentecôte par une équipe de bénévoles du MCCT (Moto Camping Club Toulousain) qui n’a qu’un but : rendre les participants heureux ! Cette année c'est la 30ième édition et pour fêter cela Denis, l'organisateur, nous a promis une Transpy plus longue, comportant encore plus de virages et encore plus de temps sur la moto! Au programme plus de 1600km et 4000 virages (estimation de l'organisation...de vous à moi je ne les ai pas compté !) entre Méditerranée et Atantique le tout , bien sûr, loin des routes à grande circulation, une petite nationnale de temps en temps et beaucoup de départementales...En fait il y a deux éditions, une sur trois jours, 26, 27 et 28 mai pour les « touristes », l’autre sur deux, 9 et 10 juin pour les « initiés ». Dans les deux cas, l’itinéraire reste le même !!!Pour finir cette présentation il faut préciser que cette balade, pour de nombreux participants, est une épreuve personnelle, un peu comme courir un Marathon...les amateurs de course à pied me comprendrons!Samedi 5h00, le réveil sonne « la pluie fait des claquettes... » sur les tuiles du toit ! Rassemblement dans la banlieue Toulousaine à partir de 6h45, j’ai tout mon temps… la moto est chargée depuis la veille…et dire qu’il faisait soleil pendant ces préparatifs et que j’ai donné un dernier coup de chiffon pour que tout soit nickel !!!Douche, petit déjeuner, dernières vérifications et c'est le départ. Je m’équipe à l'abrit dans le garage, combinaison et sur-bottes par dessus l’équipement habituel...Dès l’arrivée au point de rassemblement, vérification des pneus, la dessus l’organisation est intraitable, un pneu présentant une usure supérieure à 50% et c’est la « disqualification ». Il faut savoir qu’une Transpy représente, pour un pneu l’équivalent de 6 à 7000km en usage normal !!!Il pleut toujours autant. Nous abandonnons les bécanes sur le parking pour nous réfugier à l’intérieur du boulodrome afin de nous abriter et nous soumettre aux formalités d’usage : pointage, vérification des papiers et mise en place du bracelet qui ne nous quittera pas du WE, remise du Tee-shirt et enfin arrivée devant les tables du petit déjeuner pour nous réconforter. Petit à petit l’ambiance monte, on retrouve les potes et bientôt la morosité du ciel est oubliée et la bonne humeur est de rigueur. De temps en temps on annonce des chutes de motos, les latérales s’enfoncent dans le sol détrempé !Cette année il y a 360 motos dont 4 side-cars, 2 Zeus, un Moto Guzzi et un Yamaha, et 403 participants soit 43 duos…chapeau pour les passagers(ères) vous comprendrez pourquoi plus tard..., venant de toute la France mais aussi de l'étranger (Suisse, Espagne , Maroc..etc) !Notre groupe est composé d' une Tiger 955, un VFR, une BMW R1150R , une KTM 950, un 600 Fazer, une Yamaha 500KLE ,un side Yamaha 891XJ, un Kawasaki ZX-10R, une Yamaha750 Ténéré et ma 650 Deauville !Denis prend la parole pour le rituel discours de bienvenue et les premières consignes de sécurité, puis c’est au tour de Mr le Maire de Colomiers pour la minute protocolaire et enfin la distribution du premier road book (RB pour la suite de l'article)… Départ 8H00 pour cette première demi-étape. Direction le col de Saint-Louis dans la région de Quillan pour contrôle… et “en cas” qui n’arrivera pas et c’est le ventre vide que nous repartons vers la banlieue de Perpignan pour le repas de midi. Pause en haut du col de Saint-Louis dans la région de Quillan Le Col de Saint-LouisArrivée 13h00 à Perpignan, pointage, RB et repas sur l’ongle car il faut déjà repartir, l’étape de cette AM s’annonce particulièrement rude, direction Superbagnères par Céret, Prades, Font-Romeu, le col du Puymorens,La traversée d un village de montagne La traversée d'un village de montagneAx les thermes, Foix, Saint Girons, Saint Gaudens, Luchon et ascension vers Superbagnères terme de cette première Journée (environ 340km). Pointage repas et nuit au Grand Hôtel construit en 1912 et véritable palace pour l'époque à 1600m d’altitude…la classe !!! Mais avant d’en arriver là il a fallu rouler toute l’après midi sous la pluie, la brume et le froid à Font-Romeu ( 7°c) le vent sans compter les 18km de montée à Superbagnères de nuit avec un brouillard " à couper au couteau " faits au pas en suivant la ligne médiane, la visibilité n’excédant pas 10m. Résultat arrivée à l’étape vers 22h… Bilan de cette première journée : 680 km et 13h sur la selle…Mais tout cela est vite oublié après une bonne douche et une la bière bue avec le groupe réuni, tout le monde à le sourire…le motard doit être un peu masochiste de nature…vous ne croyez pas ?Dimanche 6h30, le lever de soleil sur Superbagnères est magnifique…Lever de soleil sur Superbagnère, nous sommes au dessus d une mer de nuages Lever de soleil sur Superbagnère, nous sommes au dessus d'une mer de nuagesmais toute la vallée est dans la brume et la météo n’est pas optimiste…il faut tout de même y aller, heureusement les chambres étaient bien chauffées et tout notre équipement à pu sécher. Petit déjeuner, briefing de Denis, distribution des RB et c’est le départ pour Arette (à proximité du gouffre de la Pierre Saint- Martin). Préparatifs avant le départ sur le parking du Grand HôtelPréparatifs avant le départ sur le parking du Grand HôtelCe sera la plus belle étape sous le soleil après la descente dans le brouillard jusqu’à Luchon nous passons les cols de Peyresourde, d’Aspin, du Tourmalet, d'Aubisque, du Soulor. Sommet du TourmaletMa Deauville au sommet du Tourmalet sous la Stèle dédiée à Jacques GodetSommet du Tourmalet Ma Deauville au sommet du Tourmalet sous la Stèle dédiée à Jacques GodetSommet du Soulor, avec une partie de notre groupeSommet du Col d Aspin, avec le Fazer de mon filsSommet du Soulor, avec une partie de notre groupe Sommet du Col d'Aspin, avec le Fazer de mon filsLa route est à nous, peu de touriste en cette saison, et aux nombreux cyclistes qui viennent se mesurer à ces cols de légende du Tour de France. Malheureusement le temps se dégrade en fin de matinée et s’est sous la pluie que nous arrivons à Arette. Il est 13h30, une mauvaise lecture du RB, des déviations inattendues (chaussées affaissées) et nous nous sommes paumés avec mon fils et avons pris plus d’une heure dans la vue…et nous ne sommes pas les derniers ! Bilan environ 270km parcourus contre 224 prévus et 5h30 de selle!. Pointage, prise connaissance du RB pour l’étape de l’AM, repas, il est 14h quand je remonte en selle direction Seignosse-le-Penon. Après le col de la Pierre Saint Martin passé sous la pluie et la brume direction l’Espagne et ce que nous ignorons encore…la galère, au km 83 la route est coupée et nous devons suivre une déviation de près de 10km sur un chemin empierré raviné par un torrent de boue ocre, 1ère, 2ième …1ère, 2ième , je n’aurai jamais cru faire du tout terrain dans de telles conditions sur ma Deauville... Aucune moto en vue...suis-je sur la bonne route? « Un grand moment de solitude ». Enfin la route redevient praticable et un panneau est là confirmer ma bonne orientation...encore quelques dizaines de bornes en Espagne et nous repassons en France pour parcourir le pays Basque sans savoir que la galère n’était pas finie !D’abord un tronçon de quelques kilomètres sur un revêtement impensable j’ai l’impression d’avoir un marteau piqueur entre les mains, et enfin l’un de vous connait-il la route de Bidarray à Itxassou par le pas de Roland, un profil digne des meilleures montagnes Russes où l'on se demande ce que l'on va trouver après le sommet de la prochaine bosse, 1.5m de largeur et cette pluie qui n’en fini pas, c’est dommage car par beau temps le coin doit être magnifique…mais enfin j’aperçois un groupe de 5 motos que je m’empresse rejoindre, quatre BMW et une nippone dont je n’ai pas retenu le modèle et de suivre (adieu le RB je m'en remets au sens de l'orientation de "mes guides"). Le pas de Roland finit aux portes de Cambo-les-Bains. Là nous reprenons la nationale et mes 5 pilotes me conduisent au VVF de Seignosse où nous arrivons vers 20H. Fin de journée après 11h30 de selle et 640 km parcourus. Malgré tout la fatigue n’est pas au RdV et c’est autour d’une chope de bière que nous finissons la soirée avant de regagner nos piaules où hélas le chauffage est étreint…demain les affaires seront humides ! C’est déjà Lundi et il faut regagner Toulouse. Mais pas de précipitation, Denis nous a concocté un itinéraire à travers les vignobles de Madiran, d’armagnac et nous passons par les capitales du foie gras du sud Ouest Samatan et Gimont du Jazz à Marciac et de la Country à Mirande. Hélas, encore une fois tout cela sous la pluie et un vent à décorner les bœufs, car les Bastides du Gers sont magnifiques. Arrivée au boulodrome de Colomiers vers 13h00. Après un parcours d’environ 320km et 5 heures de selle. Une dernière bière en attendant que tout les collègues de notre groupes soient arrivés à bon port et ce sont les "au-revoir" et "à bientôt" pour certains et "à l’année prochaine" pour d’autres. Conclusion en forme de Bilan : environ 1640km dont 1300 sous la pluie, 29h30 de conduite, quelques moments magiques lors de l’ascension des cols sous le soleil le dimanche matin et même sous la pluie quand les virages s'enchaînent à une bonne cadense, des moments de grande solitude comme sur la déviation Espagnole quand aucune moto est en vue et que l’on doute du trajet, ...et de nombreux moments de convivialités.La Transpy est comme une immertion le temps d'un WE dans un monde où la moto est reine, Magique c'est le mot qui me vient en premier à l'esprit pour qualifier ces trois jours en formes de parenthèse.Ma Deauville a été royale, elle a ronronné même dans les conditions les plus difficiles. Au niveau confort je n'ai pas particulièrement souffert au niveau de l'assise ni des lombaires, par contre j'ai dégusté au niveau des poignets et avants bras, arthrose coté droit et nerf cubital coté gauche entraînant des paresthèsies à l'annulaire et l'auriculaire. (j'ai déjà été opéré des carpiens droit et gauche...heureusement!)Tenue de route irréprochable, le freinage CBS est parfait sous la pluie. je n’ai d’ailleurs pratiquement pas utilisé le frein avant…sauf lors des arrêts complets et quelques freinages plus appuyés. Au niveau pneumatique mon Z6 à l’arrière a été impérial, pas un seul décrochement. Cette virée m’a permis de constater, et portant je ne suis pas un novice, que l’on peut rouler sous la pluie pratiquement au même rythme que sur le sec. Mon appréhension du début s’est vite évanouie et je me suis surpris à conduire en oubliant complètement les routes détrempées.La 30ième édition est bouclée, c'était ma deuxième participation...mais ce ne sera certainement pas la dernière... Inch'Allah!En espérant que ce petit récit vous donnera envi de participer....Merci de m'avoir lu jusqu'au bout!


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Deauville 2002, gris métallisé, bulle Secdem, Sabot moteur, Selle confort Bagster. Passionné de Course à pied (marathonien)

N° Article : 271
Article lu 14906 fois.
Créé le 11-06-2007 à 12h37.
Modifié le 01-02-2008 à 11h37.

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